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ALINE : UNE MESURE RIDICULE ! UN SALAIRE SOCIAL POUR LA JEUNESSE,MAINTENANT !

Alors qu’après trois mois de lutte intensive, le gouvernement nous avait fait miroiter des mesures phare pour remédier à la précarité étudiante, il s’est aujourd’hui rétracté pour ne proposer qu’une mesurette de rentrée appelée affectueusement « ALINE ».

ALINE, c’est une allocation de rentrée de 300 euros versée par la CAF aux étudiant-es boursier-es faisant pour la première fois une demande d’aide au logement. Elle concerne donc 80 000 étudiant-es sur les 500 000 boursier-es et les 2,2 millions au total ! Nous sommes bien loin des recommandations déjà insuffisantes du rapport Wauquiez, et à des années lumières des besoins réels de la population étudiante à l’heure actuelle !

Doit-on réellement rappeler au gouvernement, ou à celui qui suivra, que les questions du logement (aucune évolution du parc immobilier universitaire depuis 30 ans alors que le nombre d’étudiant-es a été multiplié par dix dans le même temps ; augmentation exponentielle des loyers...), des bourses (système de bourses fondé sur les revenus parentaux, seuils trop élevés, nombre d’exonérations des frais d’inscription très réduit...), du pouvoir d’achat (inflation des prix des produits de consommation quotidienne, baisse de la part étatique dans les tickets de CROUS) et de l’éducation (hausse des frais de rentrée, quasi-obligation de travailler en concurrence des études pour subsister) sont encore et toujours plus problématiques ?

À la précarité grandissante de l’ensemble des étudiant-es, aucune réponse d’envergure n’est apportée !

La fédération des syndicats SUD Étudiant ne peut que s’insurger contre cet état de fait, et revendique plus que jamais un salaire socialisé pour l’ensemble de la jeunesse. En effet, au même titre que le salarié perçoit de manière différée une partie de son salaire après avoir cessé ses activités, pendant les périodes où il est malade ou au chômage, la jeunesse a le droit de percevoir un pré-salaire avant de travailler !

Au minimum à hauteur du SMIC (soit 950 euros pour le ou la travailleur/euse en formation) et financé par les cotisations sociales (c’est-à-dire la partie prélevée sur les salaires des salarié-es), le salaire socialisé, contrairement aux revenus financés par l’impôt, ne place pas l’étudiant-e dans la position d’un-e assisté-e « profitant » des richesses produites par celles et ceux qui en ont les moyens. Ne se contentant pas de corriger les inégalités, le salaire socialisé intervient dans le système de distribution des richesses lui-même : l’individu touche en effet un salaire en fonction de sa qualification (ou de sa préparation à cette qualification) et non pas en raison de son manque. Sur la base du SMIC, le salaire socialisé pour 2 millions d’étudiants nécessiterait l’attribution de 22 milliards d’euros soit 1.57% du PIB seulement !

Poursuivre des études et occuper un emploi en parallèle est une tâche ardue, surtout lorsque l’on sait que la plupart des jobs étudiants n’ont aucun rapport avec le cursus suivi. L’emploi vient ici non pas en complément mais en concurrence des études, mais son apport financier ne saurait être remplacé par aucune aide sociale existante, et certainement pas l’ALINE !

La Fédération des syndicats SUD Étudiant se bat donc pour un « pré-salaire » financé par les salarié-es de manière égale, et géré par des caisses paritaires comprenant étudiant-es et salarié-es. Lui seul constituerait le gage d’études menées sans encombre et d’un niveau de vie décent pour tous et toutes. Le gouvernement n’a aucune considération pour les travailleurs/euses en formation que nous sommes et nous laisse des miettes, supprime des postes, casse les diplômes...

Assez de précarité ! Un salaire socialisé pour la jeunesse !

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 11 septembre 2006


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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