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Appel à la Marche du 7 Décembre

Appel à la Marche du 7 Décembre

Il y a trente ans, 100 000 personnes manifestaient à Paris, concluant une Marche pour l’égalité et contre le racisme partie de Marseille pour dénoncer les crimes et discriminations racistes, les violences policières, et une campagne électorale marquée par la xénophobie et l’idéologie sécuritaire qui vit, comme à Dreux, des alliances avec le Front national.

Depuis trente ans, cette Marche fait l’objet de récupération politicienne, dévoyant son message originel au profit d’un antiracisme vidé de son contenu politique et coupé des réalités. Rien, ou presque n’a changé depuis : les gouvernements successifs des partis majoritaires de droite et de gauche ont au contraire repris à leur compte les idées de l’extrême droite, et sont venus renforcer le climat raciste, sexiste et élitiste, par leurs discours et par les politiques qu’ils continuent à appliquer. Le gouvernement "socialiste" au pouvoir aujourd’hui s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs, en enfermant et expulsant les immigré-e-s à qui l’on refuse de donner des papiers, en stigmatisant les Rroms, les musulman-e-s ou les habitant-e-s des quartier populaires, et en appliquant scrupuleusement une politique libérale qui vient accroître toujours plus les inégalités.

Après le meurtre de notre ami et camarade Clément, qui s’est fait tuer parce qu’il a fait le choix de rejoindre celles et ceux qui luttent sans compromissions contre une société raciste, sexiste, homophobe et inégalitaire, ce gouvernement a annoncé à grand renfort de communication médiatique la dissolutions purement symbolique de groupuscules d’extrême-droite. Nous ne sommes pas dupes de cette nouvelle instrumentalisation, alors que le 6 juin, lendemain du meurtre de Clément, la police organisait une rafle sans précédent visant les sans-papiers dans le quartier populaire de la Goutte d’Or à paris. Ni les meurtres, ni les agressions quotidiennes ne sont venus bousculer le confortable immobilisme de celles et ceux qui, par leur silence, renforcent la confiance grandissante des fascistes, qui du FN à Troisième Voie, sont de plus en plus présents dans l’espace médiatique et, surtout, dans la rue.

On ne combat pas l’extrême-droite et ses idées avec des mots mais avec des actes.

Il est donc urgent de reprendre la rue, nos droits et notre confiance. Trente ans après la marche pour l’égalité et contre le racisme, ses mots d’ordre sont plus que jamais d’actualité : montrons notre opposition à un état et une police raciste, à la marginalisation et à la stigmatisation des minorités, à une société de plus en plus inégalitaire et à la banalisation de l’extrême droite. Soyons toujours plus nombreux-se-s à nous lever face aux injustices et aux inégalités que nous observons et subissons, à être solidaires les un-e-s des autres, à rejoindre les initiatives portées par celles et ceux qui se battent pour leurs droits et leur dignité.


Rappelons leur en défilant à Paris le samedi 7 décembre que s’ils sont puissants, nous sommes déterminé-e-s.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 30 novembre 2013


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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