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Au Burkina Faso comme en France, la grève paye !

Depuis le 8 avril, à l’appel du SYNADEC, le syndicat national autonome des enseignants-chercheurs, ces derniers étaient en grève pour obtenir entre autre une amélioration de leurs conditions de travail, obtenir la liquidation de la dette sociale des universités et des revalorisations de salaire. Après plus de trois mois de grève, et ce malgré les menaces et tensions entretenues par le gouvernement, les grévistes ont décidé le 13 juillet d’arrêter leur mouvement. Menaces de licenciements, retrait des grévistes des listes des jurys du baccalauréat, coupures de salaires n’avaient pas réussi à faire plier un mouvement unitaire qui touchait l’ensemble des établissements du supérieur.
Après de nombreuses avancées et devant l’intransigeance du gouvernement sur certains points de revendications, les enseignants-chercheurs réunis en assemblées générales ont décidé de la reprise du travail et réclament désormais l’arrêt des sanctions contre leurs camarades. Leur grève a permit la création de nombreuses indemnités, qui touche l’ensemble du corps enseignant, du professeur au maître assistant, tout comme l’instauration d’une commission de réflexion sur le statut d’enseignant-chercheur.
A l’heure où les réformes s’accélèrent en Europe dans l’enseignement supérieur et la recherche, nous n’oublions pas que les mêmes processus de précarisation et de privatisation se mettent en place ou dominent déjà les systèmes éducatifs partout dans le monde. Nous sommes solidaires de nos camarades, chercheurs, enseignant-e-s, étudiant-e-s et personnels, qui souvent dans des conditions dangereuses, mènent la lutte pour un enseignement public de qualité, gratuit et ouvert à tou-te-s !

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 22 juillet 2009


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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