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Au jeu du pourrissement, le gouvernement sera perdant !

A l’issue du succès de la journée de mobilisation du 19 mars, rassemblant près de trois millions de personnes à travers l’hexagone, le gouvernement a fait le choix de répondre sur le terrain aux manifestant-e-s. Pendant que le premier ministre blablatait inutilement à la télévision, les forces de l’ordre ont été déployées dans plusieurs villes, se rendant coupables de violences. En rajoutant, dans la provocation la ministre de l’enseignement supérieur a aujourd’hui lundi 23 encore multiplié les déclarations démagogiques en annonçant un report des examens.

Jeudi 19, à Marseille, plusieurs personnes ont ainsi été interpellées de manière ciblé. A Toulouse, plusieurs étudiant-e-s ont essuyé des tirs de flash ball, engendrant une blessure grave à l’oeil. A Paris, dès la fin de la manifestation, la police a multiplié les provocations en suivant les manifestants jusque dans le métro. Progressivement, la place de la Nation a été bouclée par les CRS, qui ont finalement chargé les dernieres personnes présentes, et procédé à 300 arrestations. Aux abords de cette place, la police laissait roder sans scrupules plusieurs groupes d’extrême droite, qui tentaient de s’en prendre aux personnes mobilisées.

Aujourd’hui lundi 23, alors que la coordination nationale universitaire est réunie à Strasbourg, la ministre ose en rajouter dans la provocation en annonçant un report des examens. Cette mesure est inapplicable puisque ce sont les seules universités, localement, qui décident de leurs calendriers. Cette mesure est particulièrement sournoise car elle porterait préjudice aux étudiant-e-s qui organisent leur année en fonction de leur activité salariée. Il s’agit donc d’une attaque gouvernementale supplémenentaire contre les classes les plus défavorisés. Enfin, Pécresse laisse sous entendre qu’elle ne répondra pas aux revendications des personnels et étudiant-e-s !

Arrestations, violences, déclarations mensongères, utilisation de l’extrême droite à des fins anti-syndicales : voilà qui clarifie, s’il en était encore besoin, les positions du gouvernement à l’encontre du mouvement social. Malgré cette volonté de voir pourrir la situation, le gouvernement doit s’attendre à voir les luttes se radicaliser. Les étudiant-e-s ont prouvé qu’ils étaient capables de s’organiser pour des actions symboliques et des actions de blocage. Ce type d’actions se généralisera si le gouvernement poursuit ses provocations.

L’ensemble des acteurs de la mobilisation du 19 mars doivent désormais prendre leurs responsabilités en condamnant les maoeuvres policières, et cesser les déclarations attentistes qui tendent à laisser le gouvernement agir impunément. Nous serons donc nombreux/euses dès demain dans la rue, avec des personnels de l’ensemble de l’éducation de la maternelle au supérieur, pour prouver au gouvernement que ses mensonges et provocations sournoises n’entament pas notre détermination !

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 23 mars 2009


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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