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Budget : démagogie ministérielle en augmentation de 6,5% pour 2009 !

Ces derniers jours, la ministre a fait connaître « son » budget de l’enseigmenent supérieur pour l’année à venir. Telle qu’il a été annoncé, le budget correspondrait à une augmentation de 6,5% par rapport à l’année 2009.

Si l’on prend la peine de ne pas se noyer dans le torrent de chiffres émergent de la prolifique source de communication ministérielle, on comprend rapidement qu’une réalité nettement moins glorieuse se cache derrière ces annonces. Plusieurs dispositifs de ce budget ne sont pas sans conséquences sur la qualité des conditions d’études et de recherche pour les années à venir.

Tout d’abord, on assite à un déferlement de mesures visant à accroître les financements privés de l’université : partenariats publics-privés, le ministère allant jusqu’à faire du crédit impôt recherche (une exonération de charges pour les instituts de recherche privés) un outil prétendument « anti-délocalisation », affirmation ne se fondant sur aucune base sérieuse ! Il serait absurde de croire que le financement de l’enseignement par des entreprises aux intérêts économiques bien définis pourra se faire sans intrusions dans les domaines pédagogiques.

De manière symptomatique, face aux crédits impôts recherche dont la créance devrait s’élever à plus de 3 milliards d’euros en 2009, l’investissement dans la recherche public paraît bien faible puisque l’augmentation consentie ne sera que de 3,8%...

Enfin, comble d’un budget affirmant que « les universités n’auront jamais eut autant de moyens que dans les années à venir » (sic), ce sont 900 postes qui seront supprimés dans les années à venir ! Ces suppressions se ferront pour moitié sur la base de non-renouvellement de départs en retraite, ce qui ne saurait être sans conséquences sur la qualité des enseignements proposés aux étudiant-e-s ; et pour l’autre moitié sur le non renouvellement d’allocataires de recherches et de post-docs, au détriment de la qualité de la recherche publique.

Pour couronner le tout, le gadget « phare » de ce budget (la scandaleuse vente d’actions d’EDF par l’état) pour financer l’opération campus, pourrait finalement servir à renflouer une banque déficitaire si le gouvernement suit l’avis de membres de la commission finances du Sénat...

Les augmentations annoncées ne seront donc pas suivies d’effets positifs tangibles pour les étudiant-e-s, puisque la réalité de ces chiffres est nulle : les millions et milliards annoncés se perdent dans les instituts de recherches privés, dont aucun-e étudiant-e ni personnel de l’enseignement supérieur ne pourra bénéficier. L’amélioration des conditions d’études et de la qualité des enseignement ne s’est jamais faite, et ne se ferra jamais, en supprimant des postes de personnels universitaires.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 3 octobre 2008


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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