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Communiqué de soutien à l’ASSE (Québec)

La fédération des syndicats SUD étudiant apporte tout son soutien à la mobilisation des étudiant-e-s québécois-e-s, lancée à l’automne 2007 par l’Association pour une Solidarité Syndicale Etudiante (ASSE) contre la réforme gouvernementale instaurant le dégel des frais d’inscription dans les universités et les cégeps du Québec.

La réforme de l’aide financière aux études, mise en place, le 28 juin 2007, par le gouvernement Charest, du Parti Libéral Québécois (PLQ), sous couvert d’une bonification de l’aide aux personnes dans le besoin, instaure dans les faits un dégel des droits de scolarité à l’université. En effet, cette réforme instaure une augmentation de 50 $ à chaque nouvelle session sur 5 ans. Concrètement, quand un-e étudiant-e québécois-e payait sa session 1 668 $ lors de l’année 2006-2007, il/elle devra payer 2 168 $ dans 5 ans pour cette même session.

Cette réforme touche également les étudiant-e-s venu-e-s de l’étranger. En effet, ce même gouvernement a annoncé, pour ceux et celles-ci, une augmentation de près de 5% des montants forfaitaires.

SUD étudiant s’oppose également à toute forme de hausse des frais d’inscription dans les universités françaises, actuellement dans sa lutte contre la loi L.R.U. (loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités) qui instaure, en outre, l’autonomie financière des universités mises en concurrence les unes des autres, présupposant une hausse des frais d’inscription afin de financer les enseignements jugés non rentables, selon certains critères économiques. SUD étudiant revendique également un enseignement supérieur gratuit, public, critique, détaché de toute ingérence du secteur privé.

La fédération des syndicats SUD étudiant soutient les revendications des étudiant-e-s québécois-e-s mobilisé-e-s pour l’instauration d’une éducation gratuite, publique et de qualité.

La fédération des syndicats SUD étudiant dénonce également la répression mise en place actuellement par le gouvernement Charest contre la mobilisation étudiante au Québec, en faisant appliquée la « loi 43 », qui vise à détruire toute forme de contestation sociale dans le secteur public.

En effet, cette loi, passée en force au parlement le 15 décembre 2005, suite à de multiples grèves dans le secteur public, vise à proscrire le fait de troubler le déroulement ordinaire d’un organisme du secteur public, ou d’empêcher les salarié-e-s d’exécuter le travail relatif à ce service. Elle interdit à quiconque d’entraver l’accès d’un usager au service de cet organisme du secteur public.

Concrètement, pour les étudiant-e-s québécois-e-s, il leur est interdit de tenir des piquets de grèves dans leurs universités pour empêcher la tenue des cours, alors que leurs AG décisionnelles ont démocratiquement voté ce mandat de grève. Les grévistes aux piquets encourent une peine de 100 à 500 $ chacun-e, et les associations ou syndicats encourent une amende qui peut aller de 25 000 à 125 000 $.

Ainsi, les grévistes de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et du Cégep du Vieux-Montréal ont du faire face à des évacuations plutôt musclées de leurs établissements suite à la mise en place de piquets de grève, lors desquelles des arrestations ont eu lieu. SUD étudiant réaffirme son soutient à tou-te-s les inculpé-e-s des mouvements sociaux.

La fédération des syndicats SUD étudiant dénonce le contenu et l’application de cette loi anti-grève et condamne toute intervention des forces de police dans les établissements d’enseignement supérieur en France, comme au Québec.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 30 novembre 2007


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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