Bandeau titre du site

Dans l’Académie de Créteil, la mobilisation des étudiants de l’IUFM donne un premier coup d’arrêt au désengagement de l’État !

documents joints


Victoire des stagiaires de livry gargan
fichier PDF
110.5 ko

Les étudiants, étudiantes et formateurs du centre de Seine-Saint-Denis de l’IUFM de Créteil (Université Paris-Est Créteil) se sont fortement mobilisés au cours du mois de janvier pour que le stage obligatoire en master 2 soit rémunéré pour tous et toutes, et non pour les seuls admissibles. Alors qu’une circulaire ministérielle d’août 2009 prévoyait que ce stage serait proposé à tous les étudiants inscrits aux concours et rémunéré 3000 € les 4 semaines, une autre circulaire, publiée en juillet 2010 après que la plupart des étudiants s’étaient déjà inscrits à l’université, réduisait la rémunération à moins de 2000 € et autorisait que ces stages ne soient proposés qu’aux seuls admissibles.
 

Le Rectorat de Créteil ayant saisi cette possibilité, une cinquantaine d’étudiants de Seine-Saint-Denis non admissibles se retrouvaient privés de la rémunération promise.
Des assemblées générales quasi quotidiennes, le blocage d’un conseil de formateurs suivi de celui du site de Livry-Gargan (93), un rassemblement devant le Rectorat le 11 janvier et des articles dans la presse sont venus à bout des résistances du représentant académique du ministère de l’Éducation nationale.
Le Rectorat a fini par accepter de financer 100 stages en responsabilité ouverts aux étudiants non admissibles (50 en Seine-Saint-Denis et 50 en Seine-et-Marne).
 

Dès le début du mouvement, les étudiants, étudiantes et formateurs ont réaffirmé leur opposition à la réforme de la masterisation et leur revendication d’une formation professionnelle rémunérée de deux ans située après la réussite d’un concours ouvert à bac + 3, constituant au total, quand on y ajoute l’année de préparation du concours, un niveau d’étude de bac + 6 pouvant être validé par un master.
Dans le cadre actuel, la seule solution acceptable parce qu’elle ne met pas les étudiants en difficulté dans les classes et parce qu’elle ne sacrifie pas les élèves est celle d’un stage de pratique accompagné et rémunéré pour tous.
 

La cohérence des étudiants, étudiantes et des formateurs, de leurs combats d’hier à ceux d’aujourd’hui, est de s’opposer au désengagement de l’État de la formation des enseignants.
En effet, jusqu’à l’année dernière, l’État versait environ 16000 € aux enseignants stagiaires nouvellement recrutés durant leur année de formation professionnelle. Pour rendre sa réforme de la formation des enseignants plus acceptable, le gouvernement avait promis 3000 € pour tous dans une circulaire qu’une nouvelle est venue remplacer avant même qu’elle soit appliquée.
Chaque texte amène une nouvelle dégradation et transfère toujours plus sur les étudiants eux-mêmes des dépenses qui devraient être prises en charge par la collectivité nationale.
 

Ce succès d’importance ne mettra pas pour autant fin aux mobilisations :
 

-  Les étudiants ne peuvent se satisfaire d’une rémunération de moins de 2000 € alors que l’État s’était engagé sur 3000 €.

-  La mesure qui nous satisfait aujourd’hui est présentée comme exceptionnelle et ne devrait pas profiter l’an prochain aux étudiants inscrits aujourd’hui en master 1. Ce sont pourtant les mêmes promesses qui leur ont été faites.

-  Les étudiants de l’IUFM de Créteil qui suivent leurs études dans le Val de Marne sont laissés à l’écart de la solution proposée par le Rectorat.

-  Durant l’année qui suit la réussite du concours, la présence devant les élèves des nouveaux recrutés ne doit pas dépasser 1/3 de l’année.

-  Ce premier succès a été permis par la combativité, l’unité et la solidarité des formateurs et des étudiants, qu’ils soient en M1 ou en M2, admissibles ou non. Il montre que d’autres avancées sont possibles. Il constitue un formidable encouragement pour de nouvelles mobilisations.
 

Tiré du texte adopté le 20 janvier 2011 à l’unanimité moins une voix par l’Assemblée générale des étudiant-e-s et formateurs de Livry-Gargan.

 
La Fédération des syndicats SUD Étudiant accueille avec enthousiasme cette nouvelle et réaffirme son soutien le plus complet aux luttes des stagiaires de l’enseignement.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 24 janvier 2011


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

http://www.solidaires-etudiant-e-s.orgVoir la version mobile