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Dans l’enseignement supérieur, au travail, comme dans toute la société nous voulons l’égalité tout de suite !

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Questions sociales - Le salaire universel
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Tandis que nous aurions toutes et tous dû fêter ce mois-ci les 40 ans du MLF (Mouvement de Libération des Femmes) et de ses victoires, la fédération des syndicats sud étudiant ne peut que se rendre à l’évidence et admettre que cet anniversaire a un goût bien plus qu’amère.

En effet à l’heure où les thèses masculinistes de pseudos intellectuels réactionnaires (Eric Zemmour, Alain Finkelkraut, Elisabeth Badinter....) se voient reprises par de nombreux médias nationaux, nous assistons à de graves régressions dans toute la société.

Car si en effet, des institutions telles que le Planning Familial, encore menacé l’an dernier, furent un symbole de la lutte de nombreux militant-e-s pour la liberté de chacune et de chacun à disposer de son corps, le gouvernement dans sa volonté de détruire ce qu’il nomme l’héritage de mai 68 et de ré-instaurer l’« ordre moral », ont déjà commencé a le faire mourir en lui faisant subir de graves attaques telles que la suppression d’une grande partie de ses financement (des centres de planification ferment jour après jour).

Nous nous révoltons, en parallèle des nombreuses déclarations et reculs progressifs concernant le droit que nous considérions irréfragable à l’avortement et la contraception gratuite.

Tout ceci n’est malheureusement pas exhaustif et dans toutes les sphères de la société l’égalité hommes-femmes est loin d’être respectée et appliquée.
Pour commencer, devant le salariat où les femmes sont encore écartées des postes à responsabilité, subissent harcèlement et violences et ne sont toujours pas les égales des hommes au niveau des salaires et sont toujours les premières victimes des temps partiels subis.

L’enseignement supérieur n’est pas non plus exempt de telles inégalités et l’on retrouve une forte répartition genrée dans les filières, nous faisons de plus un autre sombre constat : il y a 57% de bachelières pour seulement 16% de professeures des universités.

En outre, le prochain projet du gouvernement sur la question des retraites revient sur de nombreux acquis et pénalisera de nombreuses femmes sur le nombre d’années de cotisations qu’elles auront à effectuer.

Pour finir nous insistons sur le fait que quotidiennement, des femmes et des jeunes filles, de tous les âges et de tous les milieux, sont encore victimes de violences à caractère sexiste, de violences dues au seul fait que ce sont des femmes. Injures, coups, harcèlement sexuel, viols, prostitution, meurtres... dans la famille, le couple, la sphère publique, le travail.

Nous ne saurions tolérer que ces situations qui ont déjà trop durées se perpétuent encore , nous ne saurions tolérer de nouvelles attaques à caractère sexiste, la fédération des syndicats Sud étudiant appelle à faire de cette journée internationale des femmes du 8 mars un réel point de départ pour la conquête de l’égalité, qui n’a, ne nous mentons pas, jamais été réellement effective.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 6 mars 2010


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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