Bandeau titre du site

En route pour une grève reconductible le 19 mars !

Aujourd’hui se sont tenues des manifestations dans toute la France, rassemblant plusieurs milliers d’étudiant-e-s, lycéen-ne-s, enseignant-e-s du supérieur comme du premier et second degré, et personnels IATOSS. Le fait que nombre de présidences d’universités décrètent des « fermetures administratives » afin d’annihiler la mobilisation étudiante, et d’empêcher la tenue d’assemblées générales dans les universités, n’a donc pas fonctionné. A moins d’une semaine de la journée de grève générale du 19 mars, la réussite de la mobilisation de ce jour nous permet donc de constater que les universités ne sont pas seules pour obtenir satisfaction de leurs revendications.

De fait, le refus de la loi LRU et de ses décrets d’application (notamment la mastérisation des concours de l’enseignement) implique une réflexion d’ensemble sur les logiques ministérielles à l’oeuvre dans le système éducatif. La volonté de rentabiliser la diffusion du savoir implique de facto une volonté de formater les lycéen-ne-s puis les étudiant-e-s dans des formations tendant à être de plus en plus spécialisées, répondant aux exigences d’un seul secteur économique et plaçant donc les futur-e-s travailleurs/euses sous la dépendance directe de leurs futur-e-s employeurs/euses.

Ces revendications impliquent de fait, de la part des étudiant-e-s et lycéen-ne-s, à la fois le refus de la précarité de nos conditions d’études et le rejet d’une précarisation de nos futures conditions de travail. En cela, à l’heure où le gouvernement présente ces formations ultra-spécialisées comme des « mesures anti-crises » (y compris parmi les salarié-e-s en ayant conclu en janvier un accord sur la formation professionnelle), les étudiant-e-s tout comme les salarié-e-s doivent dénoncer ces mesures abhérantes.

Cependant, les seules réponses du gouvernement à nos revendications restent les tabassages. Après les violences policières ayant engendré plusieurs hospitalisations à Paris lors de la manifestation du 29 janvier, puis à Rennes et à Lyon les semaines passées, ce sont aujourd’hui les étudiant-e-s et personnels de Strasbourg qui ont subi les brutalités des forces de l’ordre. Nous ne pouvons tolérer de tels procédés.

Les assemblées générales préparent donc désormais la mobilisation du 19 mars, notamment en envisageant de s’adresser à l’ensemble des salarié-e-s dans les prochains jours. La question de la reconduction de la grève après le 19 mars doit désormais se poser non seulement dans l’ensemble de l’éducation, mais aussi au-delà.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 12 mars 2009


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

http://www.solidaires-etudiant-e-s.orgVoir la version mobile