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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR : LA PENURIE NE JUSTIFIE PAS QU’ON VENDE L’UNIVERSITE AUX PATRONS !!!

Une fois encore le budget 2007 de l’enseignement supérieur n’est pas à la hauteur des besoins. Le gouvernement continue la saignée d’Universités déjà exsangues. La pénurie de moyens dénoncée depuis de nombreuses années est encore accentuée. De nombreuses universités se retrouvent dans des situations critiques : délabrement des locaux, manque de personnel...

Les seules mesures annoncées pour faire face a cette crise (augmentation des frais d’inscription, sélection, rapprochement avec les entreprises...) vont à l’encontre de ce que devrait être la mission de l’Université : permettre à tou-te-s de recevoir un enseignement critique et de qualité. L’Etat fait porter le poids de son désengagement sur les étudiant-e-s en augmentant encore les frais d’inscription de 4,9% en moyenne. De plus, 62% des universités pratiquent des frais d’inscriptions illégaux, s’élévant parfois à plusieurs centaines d’euros. Ces mesures accentuent la sélection sociale à l’Université et précarisent encore les étudiants. Les propositions de prêts « avantageux » pour les étudiant-e-s leur permettant de supporter le coût de leurs études n’est pas une solution : endetter les étudiants ne résoudra pas les problèmes de l’Université.

La deuxième voix empruntée actuellement pour résoudre la crise budgétaire, celle du rapprochement avec les entreprises, constitue une grave menace pour l’enseignement public, critique et de qualité. La constitution de PRES (Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur), qui résulte de l’application de la loi d’orientation et de programmation pour la recherche, sous prétexte de professionnalisation, contient un risque important de privatisation des universités. Ces PRES ouvrent largement les portes de l’université aux entreprises qui définiront très fortement les orientations budgétaires et donc pédagogiques de celle-ci en fonction de leurs propres besoins. Cette refonte structurelle implique des changements démocratiques importants qui vont éliminer le peu de pouvoir de décisions qu’ont les étudiants actuellement, au sein des conseils centraux de la fac.

Le débat actuel pose donc une question : Quelle Université voulons-nous ? SUD Étudiant réaffirme donc son attachement à une Université gratuite, ouverte à tou-te-s et indépendante des intérêts financiers et patronaux. L’Etat doit réinvestir massivement dans l’enseignement supérieur pour réparer des années d’abandon des Universités. Nous revendiquons une université autogérée, c’est- à dire une reprise en main par les étudiants et personnels pédagogiques, administratifs et techniques de la gestion des universités et du contenu des cours.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 1er novembre 2006


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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