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Étudiant-e-s italien-ne-s en lutte contre la privatisation des universités !

Un an après la mise en place de la loi LRU en France, on constate que le gouvernement italien tente de pousser de nouveau plus loin le processus de libéralisation des universités. Par la loi 133/08, le gouvernement Berlusconi encourage ainsi une nouvelle réforme antisociale du système éducatif italien, dans la logique mise en place par le processus européens de Bologne.

Dans les universités, ceci se traduit notamment par des mesures inacceptables :
- arrêt des recrutements : pendant trois ans, il est prévu de ne remplacer qu’un départ à la retraite sur cinq, et ce alors même qu’il manque en Italie plusieurs milliers de chercheurs/euses pour entrer dans les moyennes de l’OCDE, et les organisations syndicales estiment que le système d’enseignement supérieur se fonderait aujourd’hui sur le travail de dizaines de milliers de précaires
- coupe dans le budget de l’enseignement supérieur : d’ici à 2013, près de 1400 millions devraient être supprimés (ce qui correspondrait à près de 20% en moins par rapport au budget 2008), la volonté sournoise de cette réforme est donc bien de faire en sorte que les universités italiennes se débrouillent pour recourir à des investisseurs autres que l’état (hausse des frais d’inscriptions, appel aux collectivités locales donc déséquilibre entre universités en fonction des richesses des régions, appel aux entreprises moyennant une intrusion de celles ci dans les universités, etc)
- c’est ainsi que les universités auront la possibilité de créer des fondations privées, qui sont donc le moyen rêvé pour les entreprises de se voir ouvrir une porte dans le système d’enseignement : tout comme en France désormais, des PDG pourront accéder aux instances dirigeantes des universités, et donc peser sur le contenu des formations et de la recherche en fonction de leurs propres impératifs de rentabilité

De fait, cette loi est intolérable pour les étudiant-e-s italien-ne-s en lutte, et se doit d’être vigoureusement combattue. Plusieurs manifestations ont déjà eut lieu, rassemblant des acteurs et actrices du système éducatif, de la maternelle au supérieur. Plusieurs universités ont suspendues les cours, d’autres sont actuellement occupées.

Face à la surdité du gouvernement Berlusconi et des médias qu’il a domestiqué, les étudiant-e-s en lutte se doivent d’être plus déterminées pour repousser cette réforme et, ainsi, donner un signal fort à l’ensemble des étudiant-e-s européen-ne-s : le processus de libéralisation des nos universités que nous subissons actuellement n’est pas inéluctable. La fédération SUD Étudiant apporte donc son soutien aux étudiant-e-s mobilisé-e-s en Italie, et se déclare solidaire des luttes menées contre l’ensemble des atteintes portées aux services publics.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 28 octobre 2008


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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