Bandeau titre du site

Expulsion de deux étudiantes étrangères et de leur père à Clermont­Ferrand : une nouvelle provocation du gouvernement !

Expulsion de deux étudiantes étrangères et de leur père à Clermont­Ferrand : une nouvelle provocation du gouvernement !  

Alors que les affaires Léonarda et Katchik ont déclenché une importante mobilisation lycéenne ­demandant la régularisation des jeunes scolarisés et de leur famille­ la politique migratoire du gouvernement a fait de nouvelles victimes à Clermont­Ferrand. Deux étudiantes de l’université Blaise Pascal ainsi que leur père, tous trois demandeurs d’asile, ont été expulsés vers l’Arménie le 15 novembre dernier.

Une vidéo des conditions (particulièrement tendues) de cette expulsion a en outre été capturée par un témoin et est accessible à cette adresse : https://www.youtube.com/watch?v=W2bIUcGrnw4 .

Communiqué du Réseau Université Sans Frontières (RUSF) de Clermont­Ferrand :

Le savoir n’a pas de frontières, étudier est un droit !
Mobilisons­nous pour le retour d’Edik, Anush et Eline !

Edik ASATRYAN et ses deux filles Anush et Eline ont fui l’Arménie en janvier 2013. Leurs vies y étaient en danger car Anush et Eline avaient témoigné contre une personne influente.Après qu’elle ait subi de nombreuses agressions et menaces de mort, la famille a été contrainte de quitter l’Arménie pour se réfugier en France.
Malgré des faits très graves et les preuves apportées, Edik, Anush et Eline ASATRYAN n’ont pas obtenus le statut de réfugiés à l’Office Français de Protection des Étrangers et Apatrides (OFPRA), car l’Arménie a été classée par la France dans la liste des « pays sûrs ». Ils ont préparé avec leur avocat un recours devant la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA). Mais sans attendre la convocation de la CNDA, le 14 novembre, la Préfecture du Puy de Dôme les a fait arrêter prétextant que pour les « pays sûrs » le recours n’empêche pas l’expulsion.
Emmenée au centre de rétention de Lyon, la famille se préparait à rencontrer le juge des Libertés et de la Détention. L’audience était prévue pour le lundi 18 novembre. Mais le 15 novembre, tout juste 24h après avoir été arrêtés, sans attendre qu’ils puissent faire valoir leurs droits, Edik, Anush et Eline ont été expulsés vers l’Arménie.

Anush et Eline étaient professeurs en Arménie. A Clermont­Ferrand, elles s’étaient investies dans la vie locale entre autre en étant bénévoles au Secours Populaire. Anush et Eline étaient également étudiantes à l’université Blaise Pascale pour parfaire la maîtrise de notre langue, elles ont appris le français en très peu de temps. Aujourd’hui la communauté universitaire se mobilise pour leur retour.

La fédération Solidaires étudiant­e­s s’associe au RUSF pour demander le retour des deux étudiantes expulsées ainsi que de leur père. Solidaires étudiant­e­s exige en outre l’arrêt immédiat des expulsions et l’obtention automatique d’un titre de séjour pour tou­te­s les étudiant­e­s étranger­es.  Solidaires étudiant­e­s revendique également dans une plus large mesure la régularisation de toutes et tous les sans­papiers ainsi que la fermeture des centres de rétention.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 23 novembre 2013


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

http://www.solidaires-etudiant-e-s.orgVoir la version mobile