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Face à ces conditions de vie révoltantes, les étudiant-es ripostent et tiennent !

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Face à ces conditions de vie révoltantes, les étudiant-es ripostent et tiennent !
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Depuis un mois, les étudiantes et étudiants
résidents des Cités-U du CROUS dénoncent les
conditions dans lesquelles ils et elles sont logé-e-s,
et principalement les problèmes d’insalubrité dus au
manque de moyens et d’investissement du Centre
régional des oeuvres universitaires (CROUS) et de
l’État.

Entre 300 et 350 d’entre eux ont donc décidé de
suspendre le paiement de leur loyer à compter de
février.

Les résidences universitaires en questions sont « 
classiques » et souvent anciennes : 9m2 en
moyenne, équipées d’un « coin -lavabo » par
chambre, cuisines communes, douches communes,
W.C communs et le tout dans un état d’insalubrité
évident.

L’insalubrité : en détail, il s’agit des plafonds moisis,
de douches minuscules et non-aérées, l’humidité
fait naturellement des ravages, des fuites sont
observées, les canalisations laissent elles-aussi à
désirer et ne sont certainement pas aux normes
(notamment dans les bâtiments datant de la fin des
années 70), les murs sont également en mauvais
état, lézardés, des morceaux tombent, la peinture
murale est à refaire et enfin certain-e-s étudiant-e-s
se battent contre les blattes et autres bestioles en
tout genre qui vivent quotidiennement à leurs
Côtés.

Il s’agit donc bel et bien d’un problème d’insalubrité,
dépassant la question du confort.
La fédération des syndicats SUD étudiant
réaffirme son soutien aux étudiant-e-s
mobilisé-e-s. Nous affirmons notre
disponibilité pour toute action de soutien aux
étudiants grévistes, dans l’unité la plus large.

Nous insistons également sur la nécessité de ne pas
laisser ceux/celles-ci isolé-e-s une fois certaines
échéances électorales passées.
La fédération des syndicats Sud étudiant considère
que chaque étudiant à droit à un niveau digne et
décent de vie et non de survie. L’insalubrité constatée
met en danger chacun des habitants des Cités-U
concernées par cette grève et nous ne l’acceptons
pas.

C’est à l’État de réhabiliter les bâtiments, de les
rénover, de construire de nouvelles résidences, ce
n’est pas le moment de se désengager financièrement
compte-tenu des conditions actuelles de logement et
les subventions doivent être à hauteur des besoins
observés.

Le squat la Marquise à Paris, cette grève et toutes les
luttes du logement, sans oublier tous ceux et toutes
celles qui vivent dans des conditions indignes nous
rappellent si besoin était la condition déplorable du
logement étudiant, et plus généralement pointent la
précarité quotidienne à laquelle doit faire face une
large frange de la population étudiante.
Malgré les menaces de procédures de recouvrement
cette grève doit persister dans l’attente de voir s’opérer
la mise en chantier espérée.

En conséquence la fédération des syndicats Sud
étudiant réaffirme son soutien aux étudiant-e-s des
cités universitaires de Lille et de Villeneuve d’ Asc dans
leurs mouvement de grève des loyers qu’elle considère
comme exemplaire jusqu’a la satisfaction de toutes
leurs revendications et se tient prête à apporter un
soutien logistique et juridique.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 2 mars 2010


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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