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Face à un « sommet social » inutile, imposons une issue sociale à la crise

Face à un « sommet social » inutile, imposons une issue sociale à la crise

Mercredi 18 janvier se tiendra le « sommet social » appelé par la présidence de la république, suite à l’annonce des mesures d’austérité de l’automne dernier. Rebaptisé « sommet de crise » quelques heures après la dégradation de la note de la dette de l’État français, le gouvernement et le Medef dévoilent leur volonté : faire payer les retombées de cette crise aux salarié-e-s et aux étudiant-e-s.

La décision gouvernementale d’augmenter la TVA est une mesure supplémentaire pour accentuer l’injustice fiscale. Alors que les 1% les plus riches de la population bénéficient d’exonérations multiples ces dernières années, l’ensemble des salarié-e-s est appelé à palier financièrement les conséquences d’une dette dont ils/elles ne portent pas la responsabilité. Cette TVA pèsera lourdement sur les plus précaires, notamment les étudiant-e-s, alors que l’on sait qu’ils/elles rognent déjà sur des dépenses fondamentales telles que la santé.

Par ailleurs, le patronat a ainsi clairement exprimé sa volonté dans la presse, demandant la mise en place de nouveaux dispositifs d’exonération de charges fiscales aux entreprises. Il s’agirait notamment d’exonérer les emplois des ’’jeunes’’. De fait, cette solution rabâchée par les gouvernements successifs depuis trois décennies est un leurre. D’une part, ces dispositifs permettent au patronat d’embaucher à moindre coût une main d’œuvre précaire, sans pour autant créer d’emplois supplémentaires. D’autre part, ces dispositifs organisent volontairement le déficit de notre système de protection sociale.

Nous refusons donc l’instrumentalisation de la ’’jeunesse’’ comme moyen de diviser le salariat. Les problèmes de l’emploi sont les mêmes pour tou-te-s. Les statistiques prouvent que les niveaux de rémunération et les périodes de chômages subies ne dépendent pas de l’âge, mais du niveau de formation et d’un problème global de répartition du travail. Pour imposer une issue sociale à la crise, les mesures urgentes résident dans une réduction du temps de travail, et dans la reconstruction d’un système éducatif égalitaire, à partir d’un réinvestissement massif de l’État pour combattre l’accentuation de la ségrégation sociale que nous connaissons actuellement.

SUD étudiant, avec l’union syndicale Solidaires, appelle donc à participer aux initiatives qui auront lieu lors de la journée de mobilisation intersyndicale du 18 janvier.

Nous appelons les étudiant-e-s à rejoindre les assemblées générales et les initiatives qui se tiennent actuellement sur les universités, afin de mettre en place les conditions d’une issue sociale à la crise.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 17 janvier 2012


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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