Bandeau titre du site

FACE AUX SURENCHÈRES DE HAINE : NOTRE PREMIER MAI SERA AUSSI ANTIFASCISTE !

documents joints


Communique de presse - face aux surencheres de haine notre premier mai sera antifasciste 2
fichier PDF
127.6 ko

Alors que la participation électorale était relativement haute, le Front National a remporté un score approchant les 18%, ce qui a placé sa candidate en troisième place. Ce n’est certes pas la place au second tour tant redoutée, mais il s’agit du plus haut score enregistré par l’extrême-droite française de son histoire.

Évidemment, ce score est la conséquence de la diffusion médiatique constante par la droite gouvernementale et l’extrême-droite d’idées de haine, entre racisme, sexisme et homophobie. Ces tendances fascisantes se renforcent dans ce contexte de crise, dans lequel la solidarité entre les travailleur/se-s doit faire face aux réformes libérales et plans d’austérités qui se succèdent.

On répète à l’envie que l’électorat du Front National soit composé pour partie des couches populaires. S’il ne faut pas surestimer ce phénomène, on doit comprendre que ces électeurs espèrent briser le monopole politique de l’UMP et du PS et régler les problèmes économiques qui les touchent par le protectionnisme et la préférence nationale. On comprend alors pourquoi l’UMP s’est lancé aux côtés du FN dans cette surenchère ininterrompue de haine et désignant des minorités comme boucs émissaires de la crise : immigré-e-s, étranger-e-s, musulman-e-s, roms etc… depuis cinq ans, le gouvernement n’a cessé de distiller la peur comme mode élémentaire de tyrannie.

Face à ces caractères de plus en plus « extrêmes » des droites et de l’État, nous devons réagir en affirmant que les classes populaires ne doivent pas se tromper ni de colère ni d’ennemis ! À l’inverse de rassembler, les programmes des droites divisent les populations pour mieux régner, de même que le système libéral met les travailleurs/euses en concurrence entre elles/eux, servant ainsi les intérêts du capitalisme qu’il soit national ou mondialisé.

C’est aussi vrai dans le domaine de l’enseignement supérieur et de recherche. Dans le programme du Front National, on peut y trouver la préférence nationale dans l’attribution des bourses, la sélection à l’entrée de l’Université, la favorisation des Universités dites prestigieuses et d’excellence par le regroupement en PRES… toujours au détriment des plus faibles et des plus défavorisé-e-s. Le choix du Front National comme le bilan du quinquennat, sont consacrés à la destruction de la recherche, de l’esprit critique et de l’émancipation intellectuelle par la préférence du secteur privé. Dans les deux cas, ce sont toujours les mieux né-e-s et les mieux loti-e-s qui sont privilégié-e-s !

Cette année, en plus du rassemblement « en l’honneur de Jeanne d’Arc et des travailleurs » organisé par le Front National, Nicolas Sarkozy souhaite organiser le 1er mai une « fête du vrai travail ». On constate avec horreur que ce slogan est directement inspiré de la propagande du Maréchal Pétain
(1941) ! Ces deux tentatives de détournement faisant l’apologie de l’anti-syndicalisme et de la soumission silencieuse des travailleur-euses sont teintées de révisionnisme historique. Le 1er mai n’est pas et ne sera jamais une fête du nationalisme ou du capitalisme. Pour rappel historique : il s’agit de la commémoration annuelle de la victoire le 1er mai 1886 des syndicats sur le patronat dans leur combat pour l’obtention la journée de 8 heures, victoire qui a été obtenue par la lutte et au prix de la vie et de la liberté de plusieurs syndicalistes. Dès 1890, à l’appel de la deuxième internationale socialiste, le 1er mai devient la journée internationale de lutte des travailleur/se-s. C’est la fête des travailleur/se-s qui luttent pour leur émancipation, c’est la fête de la solidarité internationale de tou-te-s les opprimé-e-s du monde.

C’est parce que nous privilégions la défense collective de nos intérêts à la réussite individuelle, et que nous savons que de nouveaux droits ne se gagnent que par la lutte, que nous invitons tout le monde à être présent-e-s en masse aux côtés des travailleur/se-s et des syndicats ce mardi 1 er mai. À Paris, le cortège de Solidaires sera en tête de défilé, et le départ aura lieu à 15h depuis Denfert-Rochereau en direction de Bastille.

Travailleur/se-s, travailleur/se-s en formation, chômeurs et retraité-e-s, migrant-e-s ou non, avec ou sans papier, femmes, hommes, trans, homosexuel-le-s, bi et hétéros : FACE AUX IDÉES DE HAINE, À LA DIVISION DES TRAVAILLEUR/SE-S ET AUX LOGIQUES ANTISYNDICALES, SOYONS TOU-TE-S UNI-E-S DANS LA RUE LE 1ER MAI !

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 30 avril 2012


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

http://www.solidaires-etudiant-e-s.orgVoir la version mobile