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Le chantage aux examens ne prendra pas !

Cette semaine encore, les étudiant-e-s restent mobilisé-e-s. Malgré la répression des président-e-s d’université et du ministère, une quarantaine d’université sont en grève ainsi qu’une vingtaine bloquée. La propagande gouvernementale n’a pas encore payée, encore trop d’universités sont perturbées.

C’est pourquoi d’une même voix Valérie Pécresse accompagnée de ses sbires, les président-e-s d’universités, demande au pas de charge l’arrêt du mouvement et la reprise des cours. Prétextant que l’année universitaire est en danger et que les universités françaises pâtissent d’une trop mauvaise image, Pécresse révèle juste sa faiblesse. Incapable de mettre fin à la deuxième mobilisation universitaire depuis l’élection de Nicolas Sarkozy et risquant de se retrouver avec une nouvelle grève l’année prochaine elle cherche tous les moyens possibles pour stopper le mouvement. Cependant, personnes n’est dupe dans les universités en lutte depuis plusieurs mois. Il est impossible de reprendre le semestre et de rattraper les cours pour valider normalement les examens.

Ainsi, dans plusieurs universités, le semestre est validé par les UFR ou Départements, c’est le cas à Paris 8 St Denis, où les départements de Sciences Politique, Philosophie, Danse et Sociologie ont adopté la validation automatique pour les étudiant-e-s. Le département de Sociologie de Lille 1 a lui aussi validé le semestre universitaire, tout comme dans l’UFR de Lettre à l’Université du Mans. Dans d’autre université, ce sont les Assemblées Générales qui se sont positionnées en faveur d’un semestre blanc, c’est le cas à Rennes 2, à Nantes, Toulouse, Paris 3 etc.

Cependant il n’y a pas que le semestre blanc qui fasse frémir le ministère depuis quelques temps. Tout au long de la semaine, des actions ont été menés qui présagent d’une radicalisation de la contestation. A l’appel de coordination nationale étudiante d’Orléans, ces actions ont été très vite reprises par les Assemblées Générales, en effet, dès lundi, l’AG de Rennes II vote la séquestration du président de l’université et met cette décision en application quasi immédiatement. De même, le lendemain, c’est au tour de l’université d’Orléans de voir son président se faire séquestration, sans s’arrêter là, les étudiant-e-s on aussi occupé le rectorat et la Mairie.

Cette semaine fut sans répit, des actions « coup de poing » furent menées un peu partout dans l’hexagone, tel, l’occupation du CROUS de Paris, qui s’est finalement transformé en séquestration de son nouveau directeur, Denis Lambert, auteur du « rapport Lambert », préconisant la privatisation des CROUS. D’autres universités ont menées des actions similaires comme à Lyon, Strasbourg, Aix en Provence ou encore Marne La Valée.

Nous ne sommes toujours pas décidés à reprendre les cours, la brèche dans laquelle nous nous sommes engouffré-e-s n’est pas refermée, il n’y a donc aucune raisons pour nous de s’arrêter.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 14 avril 2009


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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