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Le patronat et le gouvernement sont seuls responsables de la crise... Fédérons nos luttes !

Depuis quelques semaines les déclarations gouvernementales se suivent et se ressemblent : dénonciation des séquestrations de patrons et des moyens d’actions utilisés par les salarié-e-s en ces temps de crises, appel à retourner en cours dans les universités et dénonciation des actions menés par les étudiant-e-s...

Face à un climat social de plus en plus chaud le gouvernement se retrouve à chercher à éteindre l’incendie par tous les moyens. Le dernier moyen en date est la menace. Menace contre les salarié-e-s qui auraient le malheur de séquestrer leur patrons alors qu’ils/elles seront licencié-e-s, menace contre les employé-e-s de d’ERDF et de GRDF qui remette au goût du jour la grève de la gratuité ou presque de l’énergie, enfin dans une moindre mesure menace contre le étudiant-e-s qui si ils/elles ne reprenaient pas les cours se verraient décaler leurs examens, voire perdraient leur année.

C’est bien un combat social qui est en train de se jouer entre une partie de la population et le gouvernement. Avec la crise économique de multiples entreprises ferment et ce sont les salarié-e-s qui payent l’addition. Dans la plupart des secteurs, les salaires stagnent toujours autant tandis que patrons et actionnaires se frottent les mains, ce qui provoquent la colère des salarié-e-s comme à ERDF et à GRDF. Dans les universités le processus d’autonomisation en cours fera payer le prix du désengagement financier de l’État aux étudiant-e-s, enseignant-e-s et personnels Biatoss.

Oui les luttes se radicalisent, c’est bien qu’elles n’ont pas le choix. Pas de réponse du gouvernement et du patronat sur les salaires et l’emploi après les journées du 29 janvier e du 19 mars, pas de réponse du gouvernement après plusieurs mois de lutte dans les universités.

Le gouvernement est le seul responsable de la radicalisation des luttes. La fédération des syndicats SUD Étudiant soutient toutes les luttes en cours pour la préservation des emplois des salarié-e-s et contre le chômage, elle soutient les luttes en cours pour des augmentations de salaires. Enfin elle appelle à continuer le mouvement dans les universités pour l’abrogation de la loi d’autonomie des universités, contre la masterisation, contre les suppressions de postes, contre le contrat doctoral unique et pour toutes les revendications de la Coordination nationale des universités et de la coordination nationale étudiante. Enfin elle appelle à la validation automatique du semestre dans toutes les universités touchées par le mouvement de grève. Ce ne sont pas aux étudiant-e-s de payer l’intransigeance gouvernementale, qu’ils/elles soient grévistes ou non.

Enfin, nous le savons si le semestre n’est pas validé et que les examens sont repoussés les premier-e-s à en pâtir seront les étudiant-e-s salariée- s (qui travaillent en juin et pendant les vacances), étranger-e-s (qui retournent dans leur pays l’été) ainsi que tou-te-s les étudiante- s les plus démunis socialement.

Face à la précarité grandissante de la population, au mépris affiché des classes dirigeantes, politiques et économiques, il est urgent d’unifier et de fédérer nos luttes ! Salarié-e-s du privé comme du public, travailleurs/ses en formation, chômeurs/euses ou retraité-e-s, avec ou sans papiers, n’oublions pas que seule la lutte paye !

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 26 avril 2009


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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