Bandeau titre du site

LES CHIENS ABOIENT ET LA CARAVANE PASSE

La LRU semble être passée comme une lettre à la poste pour le gouvernement, il n’en est pas de même de son application.

Beaucoup de présidents d’université mettent tout en œuvre pour coller au programme du gouvernement et sont prêts à tout pour ne pas le contrarier. Nous voyons donc des Conseils d’Administration (CA) gardés par les Brigades anti-criminalité (BAC) comme à Rennes 1 afin de s’assurer qu’aucun fauteur de trouble ne perturbera le bon déroulement de la démocratie. D’autres CA se déroulent au secret dans les locaux confinés des rectorats de Lille et de Paris sous policières (CRS).
Et quelle démocratie ? Lorsque le résultat du vote ne convient pas aux attentes du ministère, à savoir
l’application stricte de la LRU, les votes sont considérés comme nuls et non avenus reportés tant que le pour ne l’emporte pas. Ce fut le cas à Rennes, à Nanterre. Et si d’aventure l’opposition persistait, alors le CA se verrait retirer sa légitimité et l’université mise sous tutelle comme ont pu le constater les camarades d’Arras.

Malgré les pressions du gouvernement, toutes les universités n’ont pas encore voté leurs statuts avalisant la LRU. A Paris 8 les débats de commissions sont loin d’être réglés. D’autant plus que dans le cadre de la mise en place de son projet d’établissement, les maquettes du département de philosophie, le plus vindicatif contre de la LRU ont été refusées par le ministère, ce qui peut signifier la disparition prochaine de cette discipline à Paris 8.

Comment ne pas refuser cette autonomie et de cette démocratie qu’on nous vantait hier et dont on constate les dégâts aujourd’hui ? Ainsi, les administrations découvrent aujourd’hui « les petits plus » de la LRU, par exemple la prise en charge par l’université de l’assurance des bâtiments et du matériel pouvant parfois être équivalente au budget de la fac ! L’université de Rennes 1 l’appris à ses dépens...

Certains ont cru que des aménagements étaient possibles au sein des instances décisionnelles. Or on ne peut que constater aujourd’hui que même un refus dans un cadre légal, au sein des CA et par le vote, la volonté des acteurs et actrices de l‘université n’est pas respectée, et ce par ceux et celles qui contestaient il y a peu la légitimité des Assemblées générale et leur fonctionnement démocratique.

La fédération des syndicats SUD Étudiant appelle à boycotter les commissions des statuts. Nous invite tous les acteurs et actrices de la lutte anti-LRU à démontrer leur opposition aux modalités de son application. Enfin nous revendiquons toujours l’abrogation de la LRU et la fin de toutes logiques libérales et capitalistes dans l’enseignement supérieur.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 17 février 2008


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

http://www.solidaires-etudiant-e-s.orgVoir la version mobile