Bandeau titre du site

LMD, COUPES DANS LES BUDGETS : LA MOBILISATION PREND DE L’AMPLEUR !

Alors que l’université de Poitiers est en grève depuis plus d’un mois contre les suppressions de postes au Capes, que les étudiant-es de STAPS se mobilisent sur différents campus, les retours des maquettes de diplomes LMD pousssent les filières menacées à la mobilisation.

Un grand nombre d’étudiant-es en STAPS sont en grève à travers toute la france pour dénoncer les baisses de postes au concours national de l’enseignement.(780 postes en 2004 contre 1330 en 2003 soit une baisse de près de 42%). Une coordination nationale a vue le jour vendredi 26 mars à Toulouse afin de mutualiser les informations sur les luttes et donner une visibilité nationale au mouvement.

Mais les motifs de mécontentement des étudiant-es sont multiples. Face à la politique de coupes sombres dans le budget de l’enseignement supérieur les étudiant-es de Poitiers sont en grève illimitée depuis plus d’un mois (hors fac de doit).

Des Assemblées Générales se tiennent sur de nombreuses universités comme Tours, Nantes, Brest, Montpellier, Toulouse paul sabatier, Nice, Perpignan,Nanterre.

Ici pour dénoncer les baisses de budget des universités comme à Nantes (mise sous tutelle du
ministère depuis peu) ou pour dénoncer des filières menacées de disparition dans le cadre de la réforme LMD/ ECTS contre laquelle des milliers d’étudiant-es se sont mobilisé-es en novembre décembre.
Ainsi les étudiant-es de Nice ont appris que la filière communication et langage allait disparaitre.(1800 étudiant-es). De même, de nombreues filières de sciences humaines vont disparaitre à l’université d’Angers au profit de pôles universitaires (Nantes) voir d’institut privés.

Malheureusement ce n’est qu’un début et nos pouvons craindre dans les prochains mois que les retours de maquettes proposes par les universités soit négatif.

La fédération des syndicats SUD etudiant soutient les étudiant-es mobilisé-es et appel l’ensemble des étudiant-es, enseignant-es et personnels à se mobiliser contre les différentes attaques faites à l’éducation supérieur.

Sous des aspects différents (baisse de postes, baisse de budget, disparition de filières) il s’agit pourtant bien d’une politque globale et cohérente de désengagement financier de l’état et de privatisation rampante organisée par les gouvernements successifs sous l’oeil approbateur du Medef qui vise à rentabiliser à très court terme l’enseignement supérieur afin d’avoir une main d’oeuvre formée à peu de frais rapidement.

Parceque nous ne voulons pas d’une université de classe inaccessible aux couches populaires il est plus qu’urgent de se mobiliser massivement pour obtenir une hausse significative des moyens et élaborer collectivement un projet alternatif à celui imposé par Messieurs Ferry et Seillière.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 28 mars 2004


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

http://www.solidaires-etudiant-e-s.orgVoir la version mobile