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Mobilisation le 23 septembre. Au delà de la question des retraites : la réalité du chômage des jeunes

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CP emploi des jeunes
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Au-delà de la question des retraites, celle de l’emploi, des conditions de travail et des salaires sera aussi d’actualité pour les étudiant-e-s.
En effet, le mécontentement est toujours bien présent tandis que nos conditions de vie et d’étude ne s’améliorent pas. Alors que la mobilisation étudiante n’a débouché sur aucune réponse face aux revendications soulevées, le gouvernement continue de faire la sourde oreille.
 

Vendredi paraîtra le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi en octobre 2010, en hausse continuelle. Alors que la question de l’emploi des jeunes fait débat aujourd’hui, Sud Étudiant regrette que le gouvernement ne tente de l’enterrer et ne fasse l’impasse sur les doutes exprimés. Par ailleurs, nous considérons que le débat ne doit pas se réduire à de simples chiffres vidés de tout sens. Il existe en effet plusieurs problématiques sur le travail des jeunes et les chiffres exploités habituellement ne reflètent pas la réalité.
 

En premier lieu, la part des jeunes dans la population active. Elle est d’un tiers des 15-24 ans selon l’OFCE -Observatoire Français des Conjonctures Économiques- à savoir 200 000 sur 600 000 (sortis du système scolaire). Ils accumulent les CDD avec des périodes d’interruption plus ou moins longues, sont sortis de leurs études du fait de la sélection accrue dans le système scolaire. Leur taux de chômage est de 23%.
Ensuite, la part des étudiant-e-s qui cumule emplois et études supérieures sur l’ensemble de l’année scolaire est de 50% (CDI à temps partiel par exemple), et peut aller jusqu’à 75% pendant les vacances scolaires.
Cette jeunesse est à visages multiples. Elle est touchée par la précarité dans l’emploi (bas salaires, irrégularités dans la rémunération, etc.), est reste dépendante de la famille du fait des aides sociales et des bourses largement insuffisantes.
 

Par ailleurs, si l’on tente de nous faire croire que le taux de chômage est minime par rapport au taux de chômage dans la population totale et celui de la population active (qui est un indicateur plus faible encore), la proportion de chômage des jeunes de moins de 25 ans reste néanmoins particulièrement élevée.
Mais sortons des chiffres et prenons en compte la réalité dans laquelle sont les jeunes et les étudiant-e-s aujourd’hui. Il devient de plus en plus laborieux de trouver un emploi stable avant l’âge de 27 ans, rémunéré de façon à vivre décemment.
 

Étudiantes et étudiants restent mobilisés aux côtés des salarié-e-s et notamment des personnels des universités. Alors que la suppression de la rétroactivité des APL engendre incompréhension et colère, des luttes locales émergent dans plusieurs endroits. Ainsi, à l’ENS, étudiant-e-s, enseignant-e-s et personnel-le-s, se mobilisent pour les salaires et les statuts de ces derniers. A l’université Paris 6, c’est autour du cas des employés contractuels dont le contrat ne sera pas renouvelé que se cristallise la contestation.
La Fédération Sud Étudiant appelle à la participation des étudiantes et des étudiants aux multiples actions interprofessionnelles organisées dans chaque ville.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 21 novembre 2010


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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