Bandeau titre du site

Ne rien lacher contre l’autonomie des universités

Tout semble enfin rentrer dans l’ordre dans les universités. Les cours ont repris dans la plupart des universités, le ministère en arrive même à déclaré que les quelques interrogations légitimes de la communauté universitaire ont été entendues. La crise universitaire semble enfin finie.

Ces déclarations ministérielles complaisantes essayent désespérément de cacher une réalité bien plus sombre. En effet, la réforme dite la masterisation des concours n’est aucunement acceptée par les usager-e-s de l’université, en témoigne la non remontée des maquettes dans la majorité des universités. La loi d’autonomie des universités après une année d’application fait maintenant consensus contre elle chez les étudiant-e-s, Biatoss et désormais chez la majorité des enseignant-e-s.

Aujourd’hui le mouvement universitaire a quelques peu baissé d’intensité, la pression ministérielle aux examens à payée dans un nombre non négligeable d’universités. Et lorsque certaines universités ont décidées de résister aux menaces, le gouvernement en a fait appel à la force pour faire arrêter la contestation comme à Toulouse Mirail ce matin.

C’est pourquoi des modalités de luttes différentes ont été choisit, ainsi dans la plupart des universités la rétention des notes continue, les démissions administratives dans plusieurs dizaines d’établissement perturbent la gestion quotidienne des universités. La fin de l’année universitaire s’approchant les personnes en lutte continuent de résister avec les moyens à leur disposition.

En outre, les étudiant-e-s, Biatoss et enseignant-e-s qui ont participé-e-s activement à la grève cherchent les moyens de la continuer la lutte l’année prochaine. La nouvelle Coordination Nationale des Universités qui a eu lieu ce mercredi à Paris 13 témoigne de cette volonté de la part de la majorité de la communauté universitaire de s’unir face au rouleau compresseur libéral qui précarise les personnels, met en concurrence les universités et étudiant-e-s entre eux/elles, conduit à la disparition programmée de filières entières dans certaines universités...

Pour SUD Étudiant, le ministère doit s’attendre à de nouvelles luttes dans les mois à venir ainsi qu’à de nouvelles formes de résistances. Le cycle de réformes entamés il y a quelques années visant à privatiser l’enseignement supérieur public n’est pas finit. C’est pourquoi enseignant-e-s, étudiant-e-s et Biatosse doivent continuer à s’unir pour mettre un terme à la destruction programmé de l’enseignement supérieur public en France.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 4 juin 2009


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

http://www.solidaires-etudiant-e-s.orgVoir la version mobile