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Nous ne laisserons pas couler les usager-ère-s et les personnel-le-s des universités

A Montpellier, des étudiant-es s’organisent car, au milieu du mois de novembre, ils-elles n’ont toujours pas touché l’argent de leur bourse. A Saint-Denis, les personnel-les et les étudiant-es de l’université Paris 8 luttent contre les dégradations des conditions de travail et d’études. Dans ces deux villes, un appel à la mobilisation est fait pour le 24 novembre. Pour le 25 novembre, Lille et Lyon appellent au rassemblement.

Ces deux exemples ne sont que le signe que le mécontentement grandit dans les universités françaises, touchées par des problèmes budgétaires drastiques. Ainsi plusieurs universités ont été mises récemment sous tutelle des rectorats (Limoges, Pau) et plus de la moitié des universités est dans une situation financière proche de la faillite. Dans les CROUS, les personnel-les sont dépassé-es par l’afflux de dossiers et ne peuvent plus gérer en temps et heures les versements aux étudiant-es.

Derrière ces états budgétaires, ce sont bien les travailleurs-ses et les usager-es des universités qui sont touché-es : vacataires, contractuel-les qui ne voient pas la couleur de leur salaire avant plusieurs semaines de retard, des contrats de recherche qui ne sont pas renouvelés, …Les étudiant-es touché-e par des retards de bourses (certain-es se demandent toujours si elles vont arriver), des services étudiants comme la médecine préventive qui n’arrivent plus à endiguer les besoins.

Le mécontentement ne suffit pas, c’est pourquoi s’organiser et lutter est essentiel. Nous ne pouvons laisser nos vies, nos conditions d’études et de travail se dégrader jusqu’à atteindre l’absurde et l’insupportable sans résistance. Nous l’avons déjà affirmé à plusieurs reprises lors de forts mouvements de grève : nous ne voulons pas d’une université managériale où les personnel-les, mal payé-e-s, ne peuvent pas faire leur travail à cause de conditions déplorables et dans laquelle les étudiant-es vivent dans la précarité en mêlant emploi précaire et temps d’étude.

Les dernières propositions du gouvernement tel l’arrêté Licence ne mène qu’à une poursuite de ces dégradations : accentuation de la sélection sociale, développement d’une « professionnalisation » bêtifiante qui transforme les étudiant-es en CV ambulant, inadéquation entre les moyens alloués et les besoins réels des usager-es et travailleur-es. Nous ne défendons pas non plus l’université telle qu’elle existe (ou existait avant la loi LRU et le processus de Bologne), qui connaissait déjà la sélection sociale et les précarités étudiantes ou salariées. Cependant prendre pour prétexte les problèmes existants pour les accentuer est un jeu gouvernemental que nous refusons de cautionner et contre lequel nous continuerons à nous battre.
C’est pourquoi la fédération Sud étudiant apporte tout son soutien aux luttes en cours à Montpellier (Rendez vous le Jeudi 24 Novembre à 12h30 devant le Crous, 2 rue Monteil, tram 1 arrêt Boutonnet) et à Saint-Denis (A partir de 10h le 24 novembre sur la fac de Saint-Denis) et appellent les étudiant-es à construire et à coordonner des mobilisations partout en France et à rejoindre en cela les étudiant-es chilien-nes, colombien-nes, serbes, italien-nes, hongrois-e-s, monténégrin-e-s et québécois-es …
 

 Sud étudiant défend et lutte :

Pour le retrait de l’arrêté Licence du 11 août 2011

Pour un Salaire socialisé pour les étudiant-es en lieu et place d’un système de bourses injuste et qui n’est plus fonctionnel.

Pour l’embauche systématique de fonctionnaires dans les universités.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 23 novembre 2011


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

http://www.solidaires-etudiant-e-s.orgVoir la version mobile