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Nous ne sommes pas là pour expulser des enfants qui jouent au baby-foot : arrêtons les discriminations, les stigmatisations et les pratiques de dénonciations à Lille 1 !

Nous ne sommes pas là pour expulser des enfants qui jouent au baby-foot ! Arrêtons les discriminations, les stigmatisations et les pratiques de dénonciations à Lille1 !

Le campus de Cité Scientifique se trouve dans une situation délicate. Suite aux diverses expulsions de camps de roms dans la métropole lilloise, en application des directives stigmatisantes du gouvernement "socialiste" de Manuel Valls, il y a, depuis la rentrée universitaire, un afflux important de roms sur le campus. Cette politique répressive conduit donc l’université de Lille1 à assumer, de fait, une mission qui n’est pas la sienne : gérer une population qui s’est réfugiée sur le campus, dans des conditions de vie extrêmement dégradées.
Les infrastructures actuelles ne permettent pas d’accueillir ces populations. Toutefois, la Présidence de l’université a eu comme seule initiative la répression, en se bornant à demander l’expulsion des différents campements.

Considérant que la politique portée par l’administration allait dans le mauvais sens, le collectif "Solidarité roms - Cité Scientifique" s’est monté regroupant associatifs, syndicalistes et autres étudiants de l’université. Le but de ce collectif est d’entamer le dialogue avec la population rom présente sur le campus, de pacifier les relations entre les roms et la communauté universitaire et de trouver des solutions d’urgence aux problématiques rencontrées.

À l’inverse, la politique portée par la présidence a pour but d’invisibiliser la présence des roms sur le campus. Elle leur interdit, par exemple, l’accès aux bâtiments et, notamment à la Maison des Étudiants, où des enfants (proches du collectif "Solidarité roms") ont pris l’habitude de jouer au baby-foot. La Présidence a fait intervenir systématiquement la sécurité pour expulser ces enfants des bâtiments lorsque leur présence était signalée.

Mais la Présidence va désormais plus loin en allant jusqu’à exercer des pressions et des représailles sur les personnels et étudiants qui osent considérer que des enfants qui jouent ne constituent pas un danger pour la vie universitaire et qui refusent de dénoncer les personnes qui entrent dans leur bâtiment.

Nous, signataires, considérons :

- Que cette politique répressive et discriminatoire, menée par la direction de l’université, ne règle en rien la situation. Elle est même contre-productive. C’est, au contraire, un dialogue de tous les acteurs du campus qu’il faut, à minima, mener. Qui plus est les directives de l’université sont légalement contestables puisqu’elles ciblent clairement une communauté ethnique spécifique. Nous exigeons une réorientation radicale de cette politique.

- Que les consignes de dénonciations imposées aux personnels de l’université ne sont pas tolérables, tout comme la répression contre le collectif "Solidarité roms - Cité Scientifique", et les militants associatifs et syndicaux qui organisent la solidarité avec les populations concernées. Nous exigeons dans les plus brefs délais, l’abandon des pressions et poursuites contre les étudiants et personnels refusant de collaborer à cette politique discriminatoire.

- Que la question des roms est une question éminemment politique, qui doit être prise en charge au niveau national et européen. Nous exigeons l’égalité des droits (notamment dans l’accès au travail) ainsi que la mise en place, de la part des pouvoirs publics, d’infrastructures, de moyens humains et financiers, nécessaires pour répondre aux besoins (logement, scolarisation des enfants...).

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 22 avril 2013


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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