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Nouvelle attaque sur les aides au logement

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Après son recul du mois d’août sur le non-cumul avec la demi-part fiscale, recul qui n’a d’ailleurs pas eu l’effet escompté d’éviter la mobilisation étudiante contre la réforme des retraites, le gouvernement lance une nouvelle attaque contre l’aide personnelle au logement (APL). En effet, le gouvernement a introduit en catimini, lors de l’examen à l’Assemblée Nationale du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2011, un amendement prévoyant la suppression de la rétroactivité des APL qui permet aux locataires de percevoir après coup l’aide au logement correspondant aux trois premiers mois de loyer en cas de délai entre l’entrée dans le logement et l’attribution de l’aide.

Les étudiant‑e‑s sont directement concerné‑e‑s par cette nouvelle mesure régressive du gouvernement : les APL sont en effet la seule aide sociale qui se base sur la situation de l’étudiant‑e lui/elle même et non sur celle de sa famille, comme c’est par exemple le cas des bourses. La rétroactivité constitue un droit indispensable pour de nombreux/ses étudiant‑e‑s pour qui les dépenses s’accumulent à la rentrée : frais d’inscriptions à l’université, abonnement de transport, caution… auxquelles pourraient désormais s’ajouter plusieurs mois de loyer complets, sans APL. Ce sur-coût aura pour effet de priver encore plus d’étudiant‑e‑s d’un logement autonome voire, pour ceux dont la famille vit loin de leur établissement, de la possibilité même de poursuivre leurs études.

La Fédération SUD Étudiant exige l’abandon pur et simple de cette mesure anti-sociale. Face à la situation dramatique du logement étudiant, SUD Étudiant revendique des constructions massives de logements sociaux étudiants de qualité et à loyers limités ainsi que la réquisition immédiate des logements vides pour répondre à l’urgence des besoins dans ce domaine.

Confronté‑e‑s à un État qui refuse d’appliquer ses propres lois quand celles-ci menacent les propriétaires, des militant‑e‑s du collectif Jeudi Noir avaient eux/elles mêmes réquisitionné un hôtel particulier vide au cœur de Paris ; ils et elles en ont été expulsé‑e‑s par la police le 24 octobre dernier. Avec l’Union syndicale Solidaires, la Fédération SUD Étudiant leur renouvelle tout son soutien et exige l’interdiction totale des expulsions de logement.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 5 novembre 2010


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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