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Pécresse et Darcos utilisent l’argent public pour un fichage politique !

Pécresse et Darcos utilisent l’argent public pour un fichage politique !

A l’heure où des dizaines de milliers de postes sont supprimés dans l’éducation nationale, et où l’annonce du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche a provoqué un tollé des syndicats d’étudiant-e-s et de personnels, les ministres Darcos et Pécresse annoncent une dépense imprévue de 220.000 euros par année. On attendait des fonds pour de nouveaux postes d’enseignant-e-s, pour une rénovation des campus ou encore pour une amélioration du système d’aides sociales étudiantes, ces fonds seront finalement alloués à... la surveillance de l’opinion !

Il s’agit donc pour le moment d’un appel de marché initié par les ministères de l’éducation et de l’enseignement supérieur, dont les objectifs sont notamment « d’identifier les thèmes stratégiques », de « repérer les leaders d’opinion » et « analyser leur potentiel d’influence » ainsi que leur « capacité à se structurer en réseau » pour « anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise »...

La démarche du ministère se situe donc bien au-delà d’un simple suivi des opinions émergents parmi les personnels, étudiant-e-s ou lycéen-ne-s : il s’agit ici de suivre l’ensemble des organisations susceptibles de s’opposer aux projets du ministère, afin de les museler efficacement et aussi rapidement que possible.

Nous savions déjà que certaines universités dans lesquelles sont présentes des syndicats de lutte font l’objet d’une surveillance rapprochée de la part de certaines administrations. Face à certains discours qui voudraient voir les syndicats étudiants très affaiblis, les ministres Pécresse et Darcos nous offrent aujourd’hui la confirmation qu’ils redoutent les capacités de mobilisation des opposant-e-s à leurs politiques antisociales.

Alors même que les prises de décisions ministérielles se font dans une opacité totale, les ministres voudraient désormais connaître les courants d’opinions sans avoir à les côtoyer... C’est donc désormais aux étudiant-e-s de refuser en bloc ces mesures policières. Pour la fédération SUD Étudiant, ces mesures de contrôle social et politique sont inadmissibles.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 12 novembre 2008


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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