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Quand la seule réponse à la lutte dans les universités est la répression...

Le mouvement dans les universités depuis quelques semaines a prit une nouvelle tournure. Certes, on compte aujourd’hui moins d’universités en grève avec piquets, cependant, une vingtaine d’entre elles ont fait le choix de ne pas s’arrêter sous la pression des examens.
Alors que la mobilisation et la détermination des étudiant-e-s ne faiblissent pas dans certaines universités, la répression sous différentes formes tend à faire taire les derniers bastions mobilisés.
A Lyon, lundi 27 avril, se tenait un vote à bulletin secret organisé par l’administration sur la reprise des cours et sur le calendrier d’examens. L’Assemblée Générale jugeant cette consultation illégitime vu qu’elle n’émanait pas d’une décision des étudiant-e-s mais de la direction de l’université, a appelé à perturber le vote. Les vigiles privés ont alors attaqué les étudiant-e-s à coups de gazs lacrymogènes. Les étudiant-e-s sont donc partis en groupe de l’université, mais cinq d’entre eux/elles se sont fait arrêté-e-s sous dénonciation des vigiles et de la présidence, cette dernière ayant porté plainte contre deux des personnes interpellées. Ces deux derniers sont passés en comparution le 29 et leur procès est reporté au 10 juin. Il s’agit de dénonciations calomnieuses et mensongères, de la part de l’administration aidée par les autorités, visant à sanctionner les « éléments » les plus actifs dans la grève, en l’occurrence deux camarades syndiqués qui ont activement participé à la mobilisation à l’université de Lyon.
D’autre part, ces dernières semaines, les étudiant-e-s ont vu débarquer sur leurs facs des vigiles privés, engagés par les administrations des universités, afin d’empêcher le blocage des locaux. Ces méthodes sont clairement mises en place pour casser les grèves malgré les décisions des Assemblées Générales. Beaucoup de facs ont vu leur mouvement s’enliser par la présence des vigiles agissant telle une milice privée.
Enfin, une autre forme de répression administrative est orchestrée par les nouveaux patrons de l’université, qui vise à sanctionner les enseignant-e-s chercheur-euse-s qui choisissent comme mode d’action la rétention administrative des notes. A Lille II et à Paris V, les présidents d’universités menacent individuellement les profs de retenues salariales.
Il est évident que toutes ces formes de répression tendent à faire taire la grève dans les universités, qui n’a en rien cessé malgré la pression des examens. Plus que jamais, la fédération des syndicats SUD Étudiant condamne ces manœuvres répressives qui n’ont d’autre but que le passage en force des réformes contestées.

Pour plus d’informations sur les situations locales évoquées, contactez les militant-e-s SUD Étudiant :
pour Lyon : Léonard : 06 71 13 42 40
pour Lille : Amel : 06 50 46 18 02

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 10 mai 2009


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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