Bandeau titre du site

Refuser la peur, résister et riposter


Refuser la peur, résister et riposter

Depuis quelques jours, des mobilisations se construisent dans les établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche, alors que les lycéen-ne-s sortent dans la rue pour s’opposer à l’expulsion de leurs camarades.
Ces mobilisations se heurtent à la police qui use de gaz lacrymogènes contre les lycéen-ne-s en lutte, violente et arrête les militant-e-s pour le droit au logement.
Plus préoccupant encore, une militante de l’Unef Paris 1 a été agressée à coups de cutters après avoir reçu des menaces en lien avec son activité syndicale.

Notre fédération qui participe aux mobilisations dans les établissements d’éducation publique et privée, est consciente que la lutte pour des systèmes de solidarité universelle s’accompagne de son lot d’oppositions réactionnaires. Nous savons, et nous en faisons l’expérience, que lutter pour l’instruction publique et la sécurité sociale universelle nous expose aux menaces des opposants à l’égalité.

Depuis 10 ans, les universités sont en lutte quasiment chaque année pour refuser la libéralisation du service public d’enseignement supérieur et de la recherche. Des dizaines de milliers de lycéen-ne-s ont manifesté contre les projets de casse de l’éducation nationale, contre la sélection et l’appauvrissement des contenus et aujourd’hui contre l’expulsion de camarades. Des milliers d’enseignant-e-s se sont battu-e-s pour que l’éducation reste un droit et non un privilège.

L’extrême droite qui se plaint d’être diabolisée, ostracisée, bénéficie de la complaisance des médias qui relayent largement ses discours tandis que les discours émancipateurs peinent à se faire entendre.

En tant que syndicat héritier des luttes pour les acquis sociaux, des luttes pour l’éducation ouverte à toutes et tous, de celles qui ont combattu le fascisme et les dictatures du XXe siècle, nous disons haut et fort que la peur n’est pas dans notre camp. Que nous ne nous laisserons jamais intimider par des gens qui ne savent qu’agresser ceux et celles qu’ils considèrent être la cause du problème et menacer les actrices et acteurs de la lutte sociale. Que nous nous sentons plus fort-e-s que ceux qui n’ont jamais fait qu’œuvrer pour la casse des droits des travailleur-se-s et qui les opposent entre eux/elles.

Autogérer nos luttes, par les Assemblées Générales et les Coordinations Nationales et dans tous nos espaces quotidiens est un acte antifasciste.
Développer une éducation libre, gratuite et critique de la crèche jusqu’à l’enseignement supérieur est un acte antifasciste.
Lutter pour un travail émancipateur est un acte antifasciste.
Réfléchir les rapports de domination qui se jouent à chaque moment de nos vies et travailler à les éradiquer est un acte antifasciste.
Régulariser tou-te-s les sans-papiers est un acte antifasciste.
Permettre à toutes et tous l’accès à un logement et à un revenu décent est un acte antifasciste.
Se battre pour empêcher les licenciements, les fermetures d’entreprises et développer les droits syndicaux, est un acte antifasciste.
Faire entendre notre voix, coûte que coûte, est un acte antifasciste.

Arrêtons de leur donner la parole, ils l’ont trop. Ils l’ont quand ils agressent. Ils l’ont quand une école ferme, et quand un centre de rétention ouvre. Quand un-e camarade meurt.
Ils l’ont autant que l’élite à laquelle ils disent ne pas appartenir tout en défendant ses intérêts.

Organisons la solidarité !
Défendons nos acquis sociaux ! Refusons la casse de l’éducation publique ! Faisons taire l’extrême droite !

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes
Porte-parolat : 06.86.80.24.45
http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/
contact@solidaires-etudiant-e-s.org

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 23 octobre 2013


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

http://www.solidaires-etudiant-e-s.orgVoir la version mobile