Bandeau titre du site

Réorientations en cours d’années : Valérie Pécresse défend une machine à chasser des étudiants de l’Université

documents joints


cp reorientation
fichier PDF
97.4 ko

Le jeudi 3 mars dernier, à l’Université Paul Verlaine de Metz, Valérie Pécresse a fait « le point sur les dispositifs de réorientation des étudiants […] dans le cadre du plan Réussir en licence ». Ces dispositifs sont sensés venir en aide aux étudiants dits « décrocheurs » afin de les réorienter le plus tôt possible, c’est à dire en cours de première année, vers des formations prétendument plus adaptées.

Pour SUD Étudiant, l’objectif réel de ces réorientations n’est pas d’aider les étudiants et étudiantes en difficulté, mais de leur faire quitter l’université le plus rapidement possible afin de réduire les coûts et d’améliorer les sacro-saintes statistiques de réussite.

Pour que ces réorientations puissent être opérées dès le second semestre, le « repérage » de ces « décrocheurs » doit donc s’effectuer au premier semestre, généralement sur la seule base des examens de janvier. Cela revient a dénier aux étudiants tout droit à l’erreur ou à un temps d’adaptation au monde universitaire. On sait pourtant que nombre d’étudiants et d’étudiantes ont souvent besoin, en entrant à l’université, d’un certain temps pour s’adapter à ce nouveau système, sans que cela les empêche, par la suite, de poursuivre leurs études avec succès. C’est aussi cette réalité qui se cache derrière le « taux d’échec en première année ».

Enfin, le caractère précipité de ces réorientation est profondément contradictoire : comment imaginer qu’un étudiant qui se serait trompé de voie lors de sa première orientation pourrait faire le bon choix au cours des quelques semaines, voire quelques jours, qui séparent deux semestres universitaires ? Plus encore qu’une première orientation, une réorientation doit être murement réfléchie et non imposé de manière expéditive par une autorité universitaire souvent plus soucieuse de son équilibre budgétaire et de sa course à la « performance » que du bien être de ses étudiants.

Selon le ministère, 72 universités ont déjà mis en place de tels dispositifs de réorientation. La Fédération SUD Étudiant réaffirme son opposition à ces mesures autoritaires et expéditives qui ne visent qu’à réaliser des économies en excluant des étudiants et ne répondent en rien à leur besoins.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 11 mars 2011


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

http://www.solidaires-etudiant-e-s.orgVoir la version mobile