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Reprise des Assemblées Générales

Tandis que les étudiant-e-s de plusieurs pays européens (Autriche, Allemagne, Suisse, Espagne, Serbie, etc..) mènent des luttes massives et acharnées contres des réformes libérales visant à annihiler ce qui pouvait rester de leurs services publics respectifs d’enseignement supérieur, à soumettre de plus en plus les formations et la recherche à des intérêts marchands et à accroitre la sélection sociale au sein de de ces établissements (hausse des frais d’inscription), leurs camarades hexagonaux ne sont pas en reste.

En effet, si le gouvernement et madame Pécresse en particulier croient avoir définitivement fait taire la contestation dans les universités françaises, ils se trompent. Bien que sortant de deux années de lutte jamais égalées en terme de durée qui n’ont eu pour conséquence que de vagues promesses de la part de madame la ministre, les étudiants et les étudiantes sont loin d’être résigné-e-s ,mais bien au contraire, déterminé-e-s à aller jusqu’au bout de leur exigence : une université publique, gratuite, démocratique et ouverte à toutes et à tous.

Fortes de tout cela et en toute logique, des réunions d’information et des assemblées générales recommencent à se tenir dans plusieurs grandes villes du pays (Paris, Toulouse, Clermont-Ferrand...). Celles-ci sont l’émanation de la colère des personnel-le-s et des étudiant-es face à un gouvernement qui bafoue le service public d’enseignement et de recherche à grand coups de contres-réformes, celles-ci sont leur seul moyen d’expression réellement démocratique et ce, indépendamment de la pseudo-démocratie des conseils universitaires et des centrales syndicales bureaucratiques engluées depuis longtemps dans des démarches cogestionnaires opaques.

Ainsi nous adressons un message à tous ceux et à toutes celles qui voudraient saborder par des intimidations ou des violences ces assemblées, comme ce fut le cas par exemple lors de l’assemblée générale du 24 novembre à Toulouse. Lors de cette AG, en effet, un groupe d’une trentaine de personnes s’est positionné au bas de la salle et a demandé à lire une déclaration.
Cela fait, ce groupes d’individus n’a cessé de perturber le déroulement de l’assemblée générale par des cris, des insultes et diverses gesticulations allant jusqu’à arracher à plusieurs reprises le fil du micro. Lorsqu’un militant de SUD Étudiant présent à la tribune s’est levé pour le récupérer, le groupe s’est rué sur lui, provoquant une rixe avec les syndicalistes de lutte présents dans l’AG sous le regard médusé des étudiant-e-s présent-e-s.

Face à ces agissements inqualifiables, la fédération SUD Étudiant tient à rappeler que nous ne saurions tolérer ces graves attaques contre les structures d’autogestion des luttes et contre les militant-e-s qui cherchent à faire respecter certaines formes minimales de démocratie.

Les forces politiques qui cherchent à imposer leurs opinions au sein des assemblées générales étudiantes par la violence physique ou par des procédés autoritaires s’opposent au syndicalisme démocratique et à la possibilité d’émergence de luttes étudiantes.

La Fédération SUD Étudiant réaffirme son soutien aux camarades toulousain-ne-s agressé-e-s et à la démocratie étudiante trop souvent bafouée par les gouvernements successifs et par des groupes politiques ou syndicaux souhaitant contrôler les assemblées générales étudiantes pour leur fins particulières.

En conséquence, et soyez en sûrs, partout ou SUD Étudiant sera présent, nous ferons tout pour que ces événements ne se reproduisent plus.
On ne transige pas avec la démocratie !

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 14 décembre 2009


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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