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Retraites : mobilisons la jeunesse le 15 septembre !

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CP 15 septembre
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La réforme des retraites représente aujourd’hui un enjeu majeur pour le gouvernement : après la Loi d’autonomie des universités il s’agit de la réforme la plus importante du mandat de Nicolas Sarkozy. Cette réforme entend nous faire travailler plus longtemps pour toucher une pension de misère. Si le problème nous est présenté comme arithmétique (il faudrait réduire la « répartition » à l’horizon 2050 ne devrait plus remplacer le salaire qu’à hauteur des deux tiers, à condition de travailler six années supplémentaires), en réalité nous savons que d’autres solutions sont matériellement envisageables.
La durée de cotisation aura atteint 41 ans en 2012, aussi le gouvernement voudrait relever l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, puis l’âge à taux plein sans décote progressivement de 65 à 67 ans de 2016 à 2023.
Derrière ces calculs, il cache en vérité son incapacité à assurer un financement qu’il a été en mesure d’assurer à hauteur de 40 milliards aux banques dans un contexte de crise, qui touchent toujours les mêmes : classes moyennes, salarié-e-s précaires, les femmes et la jeunesse.

Au détour de cette réforme entendue comme inévitable par les dirigeants, il s’agit de comprendre en quoi les classes les plus défavorisées seront davantage délaissées par les politiques successives. Il s’agit de reposer le débat en terme de droit au travail, de politiques sociales, sur la manière dont nous envisageons le temps de travail, de vie et d’études.
Nous devons aujourd’hui nous tourner vers la jeunesse, et non contre elle !
Particulièrement touchés par le chômage et la précarité, 23% des chômeurs sont des jeunes. Et ce n’est pas un RSA jeunes irréaliste accordé après 2 années de travail à temps plein sur trois ans qui réduiront le déséquilibre et l’incertitude de l’avenir présents parmi les jeunes aujourd’hui.

Si la France n’a jamais été aussi riche (le PIB a doublé en 40ans), nous n’avons jamais été aussi inquiets quant à notre avenir, à nos futures conditions de travail aux vues du mépris ouvert du gouvernement pour la jeunesse.
Des solutions existent pourtant et d’autres modes de financement sont possible. La création massive d’emplois, à l’encontre de la politique actuelle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, constitue une première piste.. Plus réalistes que les calculs financiers actuels, nous demandons une révision complète des modes de financement de la réforme proposée, l’unification par le haut de toutes les revendications des retraité-e-s, des étudiant-e-s, des fonctionnaires et des chômeurs, en augmentant de façon considérable le nombre de postes dans la fonction publique, l’éducation etc. La révision de la qualification personnelle de chacun-e en accordant un salaire socialisé à chaque personne de plus de 18ans, sur le modèle du système de retraites actuel par répartition en est une autre. Nous revendiquons 37, 5 annuités de cotisations pour une retraite à taux plein et l’indexation de celle-ci sur les salaires. Pas de retraite inférieure au SMIC !

Pourquoi les étudiant-e-s doivent se mobiliser ?
Davantage et en premier lieu touché-e-s par les réformes successives tuant les services publiques d’enseignement supérieur et de recherche, ils subissent aussi la précarité rampante et le système d’aides sociales insuffisant. De plus en plus, l’allongement de la durée des études, l’accès à un emploi stable nécessitant un plus haut niveau de qualification : la conséquence directe est une arrivée plus tardive (27ans en moyenne) sur le marché du travail. Dernièrement la réforme de la mastérisation oblige chaque candidat-e au concours de professeur à effectuer deux années supplémentaires d’études (à bac+5), non comprises dans le calcul des cotisations alors que les années d’IUFM étaient elles, prises en compte. Les professeurs vacataires n’ayant pas obtenu le concours se verront accepter les termes de carrières précaires, entrecoupées de périodes de chômage. Les universités emploient un grand nombre de personnels précaires pour compenser le non remplacement des fonctionnaires partis à la retraite et la réduction des places au concours de la fonction publique, et cela empirera avec les années.

C’est pourquoi nous exigeons, en tant que syndicat étudiant :
-  la prise en compte des années d’études et des périodes de stage dans le calcul des pensions
-  la titularisation des personnels précaires des universités
-  l’augmentation des postes dans l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche.

Nous appelons la jeunesse à rejoindre le rassemblement du 15 septembre à 12h30 à Concorde (Paris), se mobiliser de façon unitaire partout en France et à la tenue d’assemblées générales dans les universités.

La fédération des syndicats SUD ETUDIANT appelle à manifester le 23 septembre dans le cadre des cortèges des collectifs unitaires jeunes sur les retraites, et à soutenir les

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 14 septembre 2010


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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