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Sarko est parti, vive la LRU ? Le changement, c’est quand ?

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Sarko est parti vive la LRU-2
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Au lendemain des élections présidentielles, ce lundi 7 mai au matin, Valérie Pécresse, ex-ministre de l’enseignement supérieur se félicitait des choix du nouveau président de ne pas modifier les réformes mises en œuvre dans les universités ces dernières années.
Le bilan de l’ère Pécresse est pourtant funeste et contredit son discours d’autosatisfaction. Nous lui rappelons d’abord que de 2007 à 2011, la part des étudiant-e-s issu-e-s des classes populaires a diminué dans l’enseignement supérieur de 4 points (chiffres de l’Observatoire de la Vie étudiante). Ensuite, imposant un débat raciste sur « l’identité nationale » jusqu’à en instrumentaliser la recherche, les conséquences nauséabondes de ce glissement vers l’extrême droite ont frappé des milliers d’étudiant-e-s étranger-e-s forcé-e-s d’abandonner leurs études. Enfin, détruisant méthodiquement les financements réguliers des universités, la LRU impose peu à peu le financement par projets de court terme, nuisant à toute recherche de qualité et contraignant les personnels à une précarisation sur des contrats de courte durée.
Se vanter d’un bilan positif de la LRU ne manque pas de culot : 8 universités ont été mises sous tutelle pour cause de budget déficitaire et d’autres sont menacées. Voilà à quoi mène la privatisation du service public, ne laissant le choix qu’entre coupe budgétaire et faillite.
Par ses mobilisations, grèves et occupations, la communauté universitaire a manifesté son opposition ferme à la LRU durant tout ce quinquennat. Il est donc temps de rompre avec cette politique de destruction du service public. Le parti socialiste ne propose qu’un aménagement de la LRU alors que les étudiant-e-s, enseignant-e-s, chercheur-euses et BIATOSS ont lutté pour son abrogation.
Cette réforme n’est pas seulement une mesure antisociale de plus au palmarès du quinquennat du sortant, elle est aussi un symbole fondamental de la politique sarkozyste. Le premier ministre Fillon qualifiait la LRU, dès 2007, de « réforme la plus importante du quinquennat ». Dans ces conditions, le maintien d’une telle loi représenterait un signe bien négatif envoyé aux étudiant-e-s et aux salarié-e-s désireux-euses de connaître, enfin, une politique éducative égalitaire.
Nous craignons une poursuite de cette politique par le nouveau gouvernement. C’est pourquoi nous restons vigilant-e-s et nous pensons que seule la démonstration d’une volonté collective de transformation pourra imposer ce changement de politique, notamment en matière d’éducation et de recherche. Nous appelons donc les étudiant-e-s et les salarié-e-s à se réunir dans les initiatives qui seront organisé-e-s dès les prochaines semaines dans les universités.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 8 mai 2012


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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