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Un premier pas vers un mouvement d’ampleur ?

Pendant que se poursuit la campagne de propagande anti-grève menée par un trop grand nombre de présidents d’universités, et amplement relayée par certains médias, personne ne pourra dire que la journée d’aujourd’hui n’est pas un premier pas important pour la construction d’un mouvement social d’ampleur.

En effet, comme le souhaitaient les étudiant-e-s depuis près d’un mois, les premières jonctions entre les différents secteurs en lutte (cheminots, gaziers, fonctionnaires, universitaires, etc) ont eut lieu. Ceci s’accompagne localement, dans plusieurs villes, d’interventions de cheminot-e-s dans les assemblées générales étudiantes, d’interventions d’étudiant-e-s dans les AG de cheminot-e-s, voire même de mise en place de premières AG de ville par endroit.

Au delà même des secteurs mobilisés, on ne peut que se réjouir des échos que reçoit notre mobilisation auprès des secteurs qui ne sont pas (encore) mobilisés. Ainsi, de plus en plus de salarié-e-s du privé apportent leur soutien aux étudiant-e-s en lutte, ainsi qu’aux cheminot-e-s. Nous ne pouvons que regretter que les médias préfèrent éviter de trop donner la parole à cette opinion publique là, préférant consciemment diffuser les images de rassemblements d’anti-grévistes.

Au niveau de la mobilisation des étudiant-e-s, plusieurs universités ont rejoint le mouvement de grève hier (Arras, Poitiers, etc), ce qui donne tort une fois de plus aux déclarations de Pécresse qui martelait il y a peu que seuls deux universités étaient en grève. Près des trois quarts des universités tiennent régulièrement des assemblées générales contre la LRU, plus d’un tiers sont en grève. Le nombre d’étudiant-e-s (et de lycéen-ne-s) dans les manifestations ne cesse d’augmenter : dans la plupart des villes universitaires, ils/elles représentaient environ un quart des cortèges. Pour la première fois, on a aussi pu constater que les personnels des universités se mobilisent massivement contre cette loi.

Le bilan de cette journée d’action est donc positif, pour autant nous ne devons pas nous arrêter ici ! Cette première journée de lutte commune doit en appeler bien d’autres si nous voulons abattre les réformes antisociales du gouvernement. D’ores et déjà, dans quelques villes, des initiatives ont été prises en ce sens. Il convient d’en faire de même partout, comme le proposait la coordination de Tours ce week end.

Une prochaine journée de manifestations universitaires aura lieu jeudi 22. Ce week end, la coordination qui se tiendra à Lille devra donc décider de perspectives quant aux perspectives de luttes interprofessionelles. Ceux qui affirment qu’il « faut savoir terminer une grève » devraient commencer par comprendre les raisons de ces grèves, qui ne sont probablement encore qu’à leurs premiers pas...

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 21 novembre 2007


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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