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Une première journée nationale de mobilisation contre la casse de l’enseignement supérieur, qui en appelle d’autres !

Les universités ont répondu présentes à l’appel lancé pour une journée commune de mobilisation le 24 octobre contre la casse de l’enseignement supérieur et de la recherche. Dans plusieurs universités les étudiant-e-s se sont mis-e-s en grève, des présidences se sont vues envahies, des AG ont eu lieu dans de nombreux établissements comme à Caen, Paris 3, Toulouse ou encore Grenoble. A Montpellier a eu lieu une marche nocturne de 500 personne tandis qu’à Paris, une manifestation a réuni 600 étudiant-e-s et lycéen-ne-s autour d’une revendication commune : "Pour une éducation ouverte à toutes et tous, des moyens pour étudier, pas pour expulser !"

Les établissements universitaires de la formation et de la recherche publique sont pour la plupart dans un état désastreux, à cause du désengagement financier de l’état, organisé par la LRU (Loi des libertés et responsabilités des Universités, votée en 2007). C’est le constat porté par les assemblées générales, depuis maintenant trois semaines, qui, bien que se mobilisant sur des problèmes locaux, pointent du doigt l’origine de la situation, c’est-à-dire les politiques libérales, menées par tous les gouvernements, dans le cadre du processus de Bologne. A cela s’ajoute la nouvelle loi cadre de l’ESR (loi Fioraso), votée ce mois de Juillet, qui instaure de nouvelles mesures comme l’obligation de fusions ou regroupements d’établissements publics et privés, une orientation plus sélective entre le lycée et l’université, une disparition de la recherche en Licence, au profit de l’acquisition de "compétences". Sous prétexte de "lisibilité des diplômes", cette loi entraine aussi la disparition de nombreuses filières et spécialités de masters. 

Particulièrement, le mot d’ordre "L’université n’est pas une entreprise" semble être de la plus grande actualité étant donné que le ministère a annoncé cette semaine la création d’un statut d’étudiant/entrepreneur et l’instauration de cours entrepreneuriat et d’innovation dans toutes les filières, et ce dès la licence. Depuis l’année dernière les personnels, BIATOSS, enseignant.e.s, chercheurs.ses et syndicats de l’ESR dénoncent cette nouvelle loi qui impose de nouvelles normes de compétitivité et de rentabilité. Le fonctionnement des universités, les enseignements et la recherche en sont gravement altérés ; cela détruit nos conditions de travail et d’études.
Il nous semble donc primordial de rappeler, pendant que les lycéen-ne-s descendent dans la rue contre l’expulsion de leurs camarades, au moment où des syndicalistes se font agressées par des membres de l’extrême-droite et que différents secteurs de l’éducation se mobilisent et convergent vers une réelle opposition aux mesures gouvernementales, que nos lieux d’études se doivent d’être ouverts à toutes et tous, qu’ils se doivent d’être des lieux d’émancipation ; il est urgent de lutter offensivement.

Contre la marchandisation du savoir, contre la loi Fioraso !

Pour une instruction publique, gratuite, critique et populaire, ouverte à toutes et tous, il est temps d’agir ! 

Solidaires Étudiant-e-s appelle toutes et tous à se mobiliser !

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 28 octobre 2013


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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