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Une semaine après la grève générale du 29 janvier, l’enseignement supérieur prend la relève !

Depuis le début de la semaine, la mobilisation sur les universités s’amplifie de jours en jours. Un des points forts de cette semaine a été la manifestation nationale du jeudi 5 février qui a réuni plusieurs dizaine de milliers de personnes sur l’ensemble de l’hexagone.

Ces derniers jours, des Assemblées Générales se sont tenues dans la plupart des universités, hormis celles étant toujours en vacances ou en période d’examen, regroupant à la fois des étudiant-e-s, des personnels et des enseignant-e-s chercheurs/chercheuses, de 600 à 1500 personnes (Aix, Arras, Bordeaux III & IV, Montpellier, Nancy, Orléans, RennesI & II, Rouen, Toulouse Mirail, Tours etc). Les revendications portées par les AG d’étudiant-e-s et de personnels n’entendent nullement se borner à la gentille demande du retrait du décret sur le statut des enseignant-e-s, mais dénoncent la logique globale de casse de l’enseignement supérieur et de l’éducation en général, notamment en revendiquant l’abrogation de la loi sur l’autonomie des universités (dite LRU), contre laquelle les étudiant-e-s s’étaient mobilisé-e-s à l’automne 2007. En luttant à la fois contre la déqualification des diplômes et les coupes budgétaires opérées dans l’éducation publique, les étudiant-e-s aspirent à s’inscrire dans une mobilisation contre la précarisation de leurs conditions de vie et d’études à un niveau européen, en s’affirmant notamment solidaires des récentes luttes de la jeunesse en Grèce ou en Italie.

Depuis la grève interprofessionnelle du 29 janvier, nous assistons à une mobilisation exceptionnelle dans les universités. Ceci d’abord, par l’unité que suscite cette contestation chez l’ensemble des acteurs et actrices de l’université. Ensuite, parce que des facs « habituellement » peu mobilisées, sont aujourd’hui partie prenante de la mobilisation. Ainsi les universités de droit (Bordeaux IV, Paris II, etc), de sciences dites dures (Paris XI Orsay, Marseille Saint Charles, Rennes I, etc), allant jusqu’à réunir plus de 600 personnes en Assemblées Générales, soit autant que lors du mouvement contre la « Loi Egalité des Chances » en 2006. De plus, les IUFM rejoignent aussi progressivement la mobilisation en votant la grève, à Paris comme en province.

Cette mobilisation se caractérise par de nouvelles formes de lutte qui émergent : rétention administrative des notes du premier semestre, grève administrative, refus de rédiger et de faire remonter les maquettes des « futurs » Master Enseignement (nécessaire à l’application de la réforme entrainant la disparition des IUFM), grève des professeur-e-s d’université refusant de faire cours.

Cette semaine de grève dans l’enseignement supérieur constitue un tournant dans la participation des étudiant-e-s et des personnels administratifs au sein de cette mobilisation tant redoutée par le gouvernement.

SUD Étudiant appelle l’ensemble de la communauté universitaire à s’auto-organiser pour amplifier la lutte, et imposer imposer un rapport de force unitaire face aux réformes libérales actuelles. Nous avons bien reçu la réponse de la ministre Valérie Pécresse par l’intermédiaire des matraques et des gaz à Strasbourg jeudi, mais nous ne plierons pas sous la pression.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 8 février 2009


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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