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Unifier nos luttes et organiser nos victoires par la grève reconductible !

Après deux mois de grève dans les universités, la mobilisation ne faiblit pas. De plus en plus de facs, d’IUT, d’instituts de recherche sont en grève, et les piquets se multiplient. Face à la détermination des chercheurs, des étudiant-e-s, des personnels, le gouvernement répond par le pourrissement de la situation et une répression de plus en plus féroce.

Fermetures administratives dans plusieurs universités, utilisation de groupes d’extrême-droite contre la mobilisation, accentuent la pression sur les grévistes, menacés par les administrations universitaires qui dissimulent bien mal leur proximité du pouvoir politique. Les mesures d’intimidations policières de ces derniers jours, et notamment les heurts provoqués par la police à l’issue de la manifestation de nuit mardi 17, ne nous détournerons pas de nos revendications. Comme l’ont prouvées les coordinations de ce week end, les personnels et étudiant-e-s se mobilisent toujours pour mettre fin à l’offensive libérale contre l’enseignement supérieur et la recherche.

De nombreux secteurs entrent depuis quelques semaines en lutte : industrie, particulièrement touchée par la crise, santé, éducation, etc... Après la journée du 29 janvier qui a rassemblé dans la rue plus de 2,5 millions de manifestant-e-s, la journée du 19 mars promet d’être une nouvelle journée de manifestations massives.

Aujourd’hui il est nécessaire de poser la question de la reconduction de la grève dans l’ensemble des assemblées générales des salarié-e-s du privé et du public. La coordination étudiante de Lyon a ainsi appelé les secteurs en lutte à « faire plus et mieux qu’une journée d’action symbolique ». Quant à la coordination unitaire personnels et étudiant-e-s, qui s’est tenue à Dijon, elle a appelé à envisager au plus vite les suites à donner à la journée du 19, tout en inscrivant dans ses motions des revendications unifiant les luttes des universités avec celles des autres secteurs : refus des logiques de casse des services publics, et revalorisation de tous les bas salaires à 1500 euros minimum, notamment.

Seule la grève générale, comme en Guadeloupe et en Martinique, fera céder le gouvernement et le patronat. De nombreuses assemblées générales organisent ainsi les suites de la journée du 19, en multipliant les actions en direction des salarié-e-s du public et du privé. Face au mépris et aux mensonges ministériels, nous devons unifier nos luttes dans une grève reconductible intercatégorielle, afin d’organiser nos victoires !

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 18 mars 2009


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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