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V.Pécresse doit prendre ses responsabilités en abrogeant la LRU !

V.Pécresse doit prendre ses responsabilités en abrogeant la LRU !

V.Pécresse a reçu hier les organisations étudiantes dites représentatives afin de tenter de négocier la fin de la mobilisation dans les universités. Parmi les mesures qui ont été présentées comme des avancées à l’issue de la journée d’hier, aucune nouveauté : le budget était déjà connu, aucune garantie n’est apportée quant à l’égalité des diplômes en fonction des universités d’obtention, et il n’a en aucun cas été question d’abroger la LRU.

Sur le budget tout d’abord, le milliard supplémentaire annoncé pour l’enseignement supérieur ne revient ni aux étudiant-e-s, ni aux chercheurs/chercheuses, ni aux personnels de l’université. Ce milliard profite en effet, pour la moitié, aux entreprises, par le biais de crédits impôts/recherche. Concernant les aides sociales, l’augmentation annoncée ne correspond pas à une réforme plus juste du système d’aides sociales.

Sur le cadrage national des diplômes, la ministre annonce donc une mesure sans en définir son application concrète. Bien au contraire, la logique même de la LRU va à l’encontre du cadrage national des diplômes, et donc à l’encontre d’une valeur égale des diplômes en fonction des universités d’obtention. En effet, la LRU consacre le fait que des représentant-e-s du monde économique local peuvent participer aux instances de gestion de l’université, et peuvent donc par ce biais influer sur le contenu des formations. De par ce fait, le contenu même des formations peut différer en fonction des universités. Par conséquent, ces différences dans le contenu des diplômes pourront par la suite se répercuter dans le cadre du droit du travail, où les conventions collectives reconnaissent les mêmes droits pour le même diplôme. La seule manière de garantir une égalité des diplômes en fonction de leur université d’obtention, c’est de s’opposer à la logique même de la LRU.

Ces mesures ne remettent en cause ni l’existence, ni l’esprit de la LRU : mise en concurrence des universités, des étudiant-e-s et des personnels, soumission de l’université aux intérêts économiques, et nouvelle attaque contre la démocratie universitaire. Nous rappelons qu’aucun-e représentant-e des étudiant-e-s mobilisés n’a été invité hier par la ministre : les organisations invitées ne s’étant jamais prononcées pour l’abrogation de cette loi. Nous restons donc déterminés à obtenir l’abrogation de la LRU, tout comme les différentes assemblées générales et la coordination nationale. Seule l’abrogation permettra d’engager de réelles négociations pour une université critique et populaire.

Nous appelons donc à poursuivre et amplifier la mobilisation, d’autant plus que les personnels commencent à se mobiliser. Nous poursuivrons donc notre mobilisation jusqu’à ce que V.Pécresse adopte enfin une posture responsable, en prenant en compte les revendications des étudiant-e-s.

Contacts de la fédération : 06 86 80 24 45


le 28 novembre 2007


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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