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Non à la casse des services publics de santé et de formation ! Manifestons le 2 avril !

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CP commun SUD etudiant-sante sociaux
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Mercredi 30 mars ont été annoncés les lauréats de l’appel à projets des Instituts Hospitalo-Universitaires (IHU) lancé l’an dernier en urgence, dans le cadre des Investissements d’avenir financés par le Grand Emprunt. Ces super-structures bénéficient d’un statut de fondation de droit privé, les IHU auront accès aux intérêts d’une dotation globale de 850 millions d’€, dont seulement 170 millions d’€ seront consommables de suite.

Désormais seront en concurrence les villes qui possèdent un IHU, celles qui doivent se contenter d’un CHU et les autres qui devront s’accommoder d’un hôpital général sans moyens humains et financiers adéquats à leur bon fonctionnement.
Cette nouvelle classification entérine l’idée d’une médecine à plusieurs vitesses, d’un accès à la santé profondément inégal sur l’ensemble du territoire. Nous nous inquiétons déjà pour les villes satellites de grandes agglomérations et pour l’ensemble des étudiant-e-s qui soit ne pourront effectuer une formation à proximité de chez eux, soit seront exclu-e-s des formations dites d’excellence des grandes agglomérations.
Dans l’impulsion directe de la réforme du système hospitalier, les IHU seront à même de servir les intérêts des entreprises de santé et des grands groupes industriels pharmaceutiques. Ils devront ainsi se coordonner avec un des dix pôles d’excellence universitaires, un établissement de santé et un établissement de recherche.
 

En outre, les étudiant-e-s infirmier-ere-s des Instituts de Formation en Soins Infirmiers, victimes d’une réforme bâclée, sont actuellement en lutte et seront présent-e-s lors de la journée du 2 avril. En parallèle des conventionnements avec les universités, les IFSI sont regroupés administrativement dans les Groupements de Coopération Sanitaire (GCS) qui permettent les fusions de structures et des passages au privé. Sans véritable statut « étudiant », les élèves des IFSI sont ballottés en fonction des regroupements de structures qui accentueront leur mobilité contrainte, sans toutefois qu’ils bénéficient des droits sociaux étudiants.
Ils exigent des moyens pour une formation de qualité avec des enseignant-e-s et des infirmières disponibles et en effectif suffisant pour les encadrer.
Par ailleurs, tout-e-s les étudiant-e-s sont de plus en plus discriminé-e-s dans leur accès aux soins, en raison d’une précarité croissante et d’un manque de prévention dans les universités.
 

La Fédération SUD Santé-Sociaux ainsi que la Fédération des syndicats SUD Étudiant appellent à manifester le 2 avril pour refuser cette politique de destruction de notre système public de santé, de notre protection sociale et de notre formation.


le 31 mars 2011


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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