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Non à la répression syndicale à l’ENS !

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Communique Contre la repression syndicale a l ENS
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L’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm a été cette année le théâtre d’un conflit social de plusieurs mois opposant des étudiant-e-s et salarié-e-s de l’établissement à sa Directrice, Mme Canto. Suite à la mobilisation sur les retraites de l’automne dernier où des salarié-e-s et étudiant-e-s avaient bloqué l’accès au restaurant de l’établissement, un mouvement contestataire au sujet des conditions de travail, de la précarité régnante ainsi que du mépris de la Direction pour les “subalternes” s’est engagé.

Durant six mois, la grève des personnel-les de cantine et du ménage s’est organisée autour d’Assemblées Générales et de la vente de sandwichs. Le refus et le mépris de la Direction face aux revendications de pérennisation de l’emploi ont amené les salarié-e-s et étudiant-e-s acteurs/rices du mouvement social à occuper les bureaux de la Direction durant 6 semaines, avant de se faire expulser par les forces de l’ordre. Ce n’est depuis qu’en multipliant les actions que les salarié-e-s et étudiant-e-s de l’Ens en lutte ont réussi à imposer la signature d’un protocole de sortie de conflit à la Direction, protocole garantissant notamment l’emploi en CDI de tou-te-s les grévistes.

Cependant, il y a quelques jours, neuf élèves (fonctionnaires-stagiaires), parmi lesquels de nombreux/ses syndiqué-e-s à Sud Education et Sud Etudiant ont reçu des convocations à des
conseils de discipline pour répondre de leurs actes et payer le prix de leur solidarité avec les précaires. La Directrice, après avoir été la cause, par son mépris, du durcissement du conflit, cherche à venger sa fierté offensée en emmenant dans sa chute celles et ceux qu’elle considère comme les meneurs/euses du mouvement, niant par là son caractère collectif et syndical. Mme Canto ne voit dans les grévistes et étudiant-e-s solidaires que des fauteurs/euses de troubles ayant
entravé la bonne marche de son établissement. Elle se fait ainsi l’artisan-e de la répression antisyndicale la plus classique et assume finalement le rôle de patron qu’elle a toujours cherché à nier.
Sud-Education et Sud Etudiant rappellent leur soutien au mouvement syndical de l’ENS ayant réuni étudiant-e-s et salarié-e-s et dénonce la répression anti-syndicale, disciplinaire et judiciaire qui s’exerce aujourd’hui à l’ENS.

En conséquence, Sud-Education et Sud Etudiant exigent l’arrêt de toutes les plaintes, quelle que soit leur nature, vis-à-vis des acteurs/rices de ce mouvement social. Une pétition a été mise en
ligne http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N12083 et nous appelons à un rassemblement le 12 juillet à partir de 8h45 devant le 29 rue d’Ulm où se dérouleront toute la journée les conseils de discipline.
Les neuf conseils se dérouleront toute la journée, les deux cas “graves” passent à partir de 16h.

Porte-parole :
Maud VALEGEAS :06 86 80 24 45
Florian PONTAIS :06 59 99 60 53
www.sud-etudiant.org
sud-etudiant@sud-etudiant.org


le 11 juillet 2011


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

http://www.solidaires-etudiant-e-s.orgVoir la version mobile