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Les organisations de jeunesse françaises affirment leur solidarité avec le combat de la jeunesse tunisienne pour la liberté d’expression et le droit syndical.

Les organisations de jeunesse françaises affirment leur solidarité avec le combat de la jeunesse tunisienne pour la liberté d’expression et le droit syndical.

Depuis le 11 Février 2009, cinq syndicalistes étudiants de l’Union Générale des Étudiants de Tunisie ont entamé une grève de la faim suite à leur exclusion de l’Université pour cause d’activité syndicale. S’ils ont accepté de suspendre leur grève après plus de 50 jours, leur exclusion n’a pour l’instant pas été annulée. Près de cinquante autres étudiants subissent des poursuites disciplinaires pour activité syndicale et près d’une trentaine font face à des poursuites judiciaires. Alors que depuis de nombreuses années, le régime tunisien tente de museler toute forme de protestation, la répression dans les universités est particulièrement virulente et semble aujourd’hui s’intensifier.

Nous, organisations de jeunesse en France, condamnons fermement la répression policière et judiciaire qui s’exerce contre des étudiants dont le seul tort est de mener une activité syndicale dans le but d’améliorer les conditions de vie et d’étude des étudiants tunisiens. Nous tenons à exprimer notre solidarité avec ces étudiants qui risquent des peines de prison ferme pour tenter d’imposer au régime tunisien le respect des droits fondamentaux que sont la liberté d’expression, d’opinion et d’organisation.

Nous tenons également à rappeler que l’accès à l’éducation est un droit fondamental. Priver des jeunes de ce droit est non seulement injuste mais également très inquiétant pour l’avenir d’une société dont le développement économique et social ne peut reposer que sur l’élévation du niveau de qualification du plus grand nombre. Un gouvernement qui réprime ainsi sa jeunesse et l’empêche d’accéder à l’éducation non seulement met en péril son avenir mais s’expose également à une explosion sociale.

Nous demandons par conséquent au gouvernement tunisien, et notamment au Ministre de l’enseignement supérieur de Tunisie, de lever toutes les poursuites en cours contre les syndicalistes étudiants et de réintégrer les étudiants exclus dans leur université afin de leur permettre de poursuivre leur cursus. Le gouvernement tunisien doit également garantir au sein des universités le droit d’expression et la liberté syndicale pour permettre aux étudiants de défendre leurs intérêts matériels et moraux et de participer, plus largement, à la vie politique de leur pays. En ce sens, nous demandons au gouvernement d’autoriser la tenue du Congrès de l’UGET qui depuis cinq ans déjà est repoussé par les autorités.


le 4 mai 2009


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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