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Free Pussy Riot : solidarité féministe et antifasciste face à la répression politique !

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À Moscou, mardi 7 août, le procureur a requis trois ans de camps d’internement pour trois des membres du groupe punk féministe et antifasciste russe Pussy Riot. Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadeja Tolokonnikova, en détention depuis cinq mois risquent jusqu’à sept années de détention. De quoi sont-elles accusées ? De « vandalisme aggravé, incitation à la haine religieuse et sabotage des valeurs et du fondement spirituel du pays », après avoir chanté dans la cathédrale du Christ-Sauveur une « prière punk » anti-Poutine. Cette prière avait notamment pour but d’attirer l’attention sur les liens entre l’Église et l’État en Russie, ce qui a plutôt bien marché puisque les trois militantes sont poursuivies conjointement par Poutine et par l’épiscopat !

Les Pussy Riot ne constituent pas un cas isolé. Cette condamnation scandaleuse est symptomatique de la répression des mouvements sociaux en Russie, et en particulier la répression des mouvances antisexistes, LGBT et antifascistes. Pour exemple : la marche des fierté de Moscou (Moskow Pride) est interdite depuis sept ans par le gouvernement, malgré les rappels à l’ordre de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Elle se déroule donc dans l’illégalité et se fait systématiquement attaquer par des groupes néo-nazis, intégristes orthodoxes ou monarchistes avec la complicité des forces de l’ordre. Depuis le 17 mars, une loi criminalisant toute promotion publique de l’homosexualité, de la bisexualité ou de la transidentité est entrée en vigueur dans la province de Saint-Pétersbourg (c’était déjà le cas dans trois autres provinces russes).

Les « antifa » ne sont pas en reste : alors qu’elles/ils subissent quotidiennement la violence des mouvements d’extrême-droite (des dizaines de militant-e-s sont assassiné-e-s chaque année, et les agressions racistes ne se comptent même plus), le gouvernement met la pression en prenant des mesures de répression à sens unique comme c’est le cas pour le jugement des antifascistes emprisonnés à Nijni Novgorod1, bafouant la liberté d’expression et d’association tandis que les crimes des fascistes restent bien souvent impunis.

Aujourd’hui, il est clair que les Pussy Riot sont attaquées par l’État pour leur opposition radicale à l’autoritarisme de Poutine et à l’ordre moral imposé par son gouvernement en Russie. La fédération des syndicats SUD Étudiant et la Fédération Syndicale Étudiante expriment leur solidarité féministe et antifasciste et exigent :


Nous appelons également aux rassemblement à Paris, Nantes, Nice et Toulouse pour la Journée Mondiale de Soutien aux Pussy Riot le 17 août.

Plus d’informations sur les rassemblement sur le site internet : http://freepussyriot.org/

Pour signer la pétition demandant la libération des Pussy Riot : http://www.change.org/freepussyriot

Fédération SUD Étudiant

Porte-parolat : 06 86 80 24 45

sud-etudiant@sud-etudiant.org

http://www.sud-etudiant.org

Fédération Syndicale Étudiante

Porte-parolat : 06 13 96 43 47

fse.relations@luttes-etudiantes.com

http://www.luttes-etudiantes.com


le 16 août 2012


Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

http://www.solidaires-etudiant-e-s.orgVoir la version mobile