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Un mouvement d’ampleur qui s’ancre profondèment

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une mobilisation historique

La mobilisation engagée dans l’unité la plus large depuis le début
début de l’année 2010 contre la réforme des retraites a remis
la question du partage des richesses au coeur du débat. En effet, et malgré la propagande gouvernementale, l’immense majorité
de la population est aujourd’hui convaincue que la sauvegarde
des acquis sociaux, obtenus de haute lutte, ainsi que l’amélioration de nos conditions de vie et de travail passent nécessairement
par une redistribution égalitaire des richesses.

Une grève générale qui fait défaut

Cette prise de conscience a débouché sur une mobilisation
historique par son ampleur et sa durée réunissant régulièrement
plus de 3 millions de personnes dans la rue. Face à ce mouvement inédit, le gouvernement n’a eu comme seules réponses envers les travailleurs/euses (en formation, activité,
recherche d’emploi...) que le mépris et la répression.
De nombreux secteurs, conscients des enjeux et de la détermination
d’un gouvernement aux bottes du patronat, ont fait le choix, comme l’a défendu l’union syndicale Solidaires, de s’engager
dans des mouvements de grèves reconductibles, seuls à même d’instaurer un rapport de force capable de les faire reculer.
Majoritaires dans un certains nombre de secteurs, ces grèves ont placé le pays au bord de la paralysie, ce qui aurait obligé le gouvernement à céder aux légitimes revendications des grévistes. Ces grèves furent malheureusement trop isolées pour faire plier le gouvernement. Si SUD Etudiant et Solidaires ont défendu l’idée d’une grève générale, ce n’était pas par fétichisme ou amour du slogan mais bien parce que cela était nécessaire. En effet, le fait que d’autres secteurs fonctionnent
encore limite l’impact de ces grèves. La grève par « procuration
 » n’est pas un moyen d’action efficace et c’est une vrai généralisation
qui a manqué même si nous n’en sommes pas passé loin.
Dans les universités, la rentrée tardive a contraint à des calendriers
de mobilisation resserrés qui ont handicapé l’ancrage des grèves. Mais cela permet aussi que plusieurs universités soient encore grévistes aujourd’hui et que la mobilisation persiste dans la majorité d’entre elles

ne rien lâcher face à ce gouvernement

L’auto-organisation a également progressé. Si dans les universités, il n’y a eu que deux réunions de la coordination nationale étudiante et si le bilan en est très mitigé, dans un certains nombre de départements des AG interprofessionelles se sont réunies. Si là encore on peut trouver des limites, notamment le toujours trop faible nombre de personnes représentées ou l’absence de certains secteurs, cela constitue un progrès dans la manière de concevoir l’organisation de la grève. Ces AG se sont même rencontrées à Tours au cours d’une réunion nationale.
Le mouvement en cours laissera des traces durables. Il a permis à de nombreuses personnes de prendre conscience de leur force collective et constitue une avancée pour la conscience de classe. Il laisse un gouvernement dé-crédibilisé et fragilisé. De plus, dans les universités comme ailleurs, des grévistes se sont engagés pour la première fois dans une lutte. Cela permet de poser les bases des luttes à venir qui ne manqueront pas d’arriver et d’opposer une réponse plus déterminées encore aux attaques que nous réserve ce gouvernement de régression sociale.
Le mouvement n’est pas mort. Partout des actions se poursuivent, des grèves continuent, des blocages ont lieu, des manifestations se déroulent. Les journées nationales continuent de réunir des millions de personnes et le niveau d’affrontement reste fort. Ce sont des mois difficiles qui se profilent pour un gouvernement qui va devoir faire face à une multiplication des conflits qu’il nous faudra savoir unifier.


Renforcer le syndicalisme de lutte : une nécessité !

Dans ce contexte, et alors que le gouvernement avance ses pions vers d’autres régressions telles que la réforme de la sécu ou encore la fin de la rétroactivité des APL votée en catimini au coeur de la très dense loi de finance 2011, il est important de renforcer les cadres pérennes de mobilisation et notamment les syndicats de lutte. Dans ce mouvement, ils ont su porter des perspectives et des stratégies pouvant permettre d’avancer vers la victoire. Si la diffusion de leurs idées reste encore limitée, il faut les développer pour se diriger vers des mobilisations massives, faire reculer une bonne fois pour toute ce gouvernement et imposer le partage des richesses.


Le gouvernement veut supprimer la rétroactivité des APL

Alors que le gouvernement
avait reculé sur la question des APL cet été, craignant une convergence étudiant-e-s/salarié-e-s, il revient à l’attaque en faisant passer en catimini au sein du fourni Projet de Loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS)une disposition prévoyant de supprimer la rétroactivité
des APL. Cela constitue
un recul inacceptable et concrètement la perte de centaines d’euros pour tout-e-s les étudiant-e-s qui ne vivent plus chez leurs parents. Quand dans le même temps l’offre de logement en cité U est largement
insuffisante cela constitue une provocation de plus de ce gouvernement
qui préfère économiser
240 millions d’euros en les volant aux étudiant-e-s quand dans le même temps il rembourse des milliars aux plus grandes fortunes au titre du bouclier fiscal.

Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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