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Compte-rendu : CG Droit Science Politique du 12 04 2011

A l’ordre du jour de ce premier Conseil de Gestion du mandat des deux élu-e-s de la liste : SUD étudiant, FSE et Indépendants.

Le compte rendu de la séance du 17 mars 2011 que nous n’avions pas à commenter puisqu’il ne s’agissait que de valider le résumé des délibérations du CG en question.

La désignation des 5 membres partie à la Commission d’Evaluation de Composante (2 enseignants chercheurs, 2 BIATOSS, 1 étudiant).
Suite aux discussions nous savons que cette commission a pour mission de travailler sur les difficultés rencontrées en Licence par les étudiant-e-s, elle se base sur les informations glanées via un questionnaire auxquels certain-e-s étudiant-e-s ont répondu pour l’année universitaire 2009-2010 (en général  : 168 en première année, 121en 2d année, 48 en 3e année) et qui met en exergue les problèmes principaux.
Globalement  : - L’information – Le niveau et la charge de travail – La communication– Les services communs et administratifs de la formation.
Précisément  : - L’organisation/conception de l’emploi du temps, la charge de travail, les ressources en ligne (ENT), le cadre pédagogique, l’accessibilité des services administratifs, l’accès aux copies, le tutorat forment la masse la plus importante des difficultés des étudiant-e-s ayant répondu au questionnaire. Le questionnaire pose une question pertinente sur le mécanisme de compensation pour l’obtention du diplôme  : «  est-il une bonne chose  ?  ». Une majorité des répondants est «  tout à fait d’accord  » (70.8 points pour les 3e années) ou «  d’accord  » (pas d’accord  : pas plus de 9.9 points, pas du tout d’accord  : pas plus de 8.3 points).

Les membres désignés sont  :
Mr DUPLESSIER, étudiant Mme AMEYE et Mr ANDRIEU, BIATOSS Mr LEHINGUE et Mr MERCUZOT, enseignants chercheurs. Les autres membres du C.G. pourront participer à ce groupe de travail mais n’auront pas de voix lors des votes.
Première réunion de cette commission  : 17 mai 2011 à 16 heures.

Le partenariat avec le lycée La Hotoie pour permettre aux étudiant-e-s en droit dès la première année d’intégrer en plus de leur licence une prépa droit-éco-gestion de 10heures par semaine dispensée à La Hotoie durant 2 ans. (prépa concours ENS Cachan mis en place pour les étudiants d’économie).

Compte-tenu des difficultés d’emploi du temps, de la charge de travail considérée lourde par la majorité des étudiant-e-s répondant-e-s (et comme insoluble par les enseignant-e-s), nous émettons un premier bémol devant une telle alliance  : quelle organisation, pour quel-le-s étudiant-e-s, dans quel but  ? Très peu d’étudiant-e-s opteront pour l’augmentation de leur charge de travail, une prépa –même de 10 heures- demande de fournir un travail personnel plus élevé et contrôlé qu’à la faculté. Certain-e-s étudiant-e-s intégrant la prépa en sus des études universitaires risquent de délaisser certains de leurs C.M. au profit de «  travail maison  » (par exemple  !). Second bémol  : Si cela (selon certains) permettra d’augmenter le niveau d’excellence de quelques étudiant-e-s de la faculté, le programme ne «  profitera  » qu’au petit nombre de téméraires s’y impliquant, et surement pas à plus car une classe de prépa ne peut compter plus d’une trentaine d’étudiant-e-s  ! Cela sans compter les difficultés d’emploi du temps qui seront générées, la question de la mobilité (UFR-La Hotoie et vis-versa).
Nous soulignons donc le problème de la «  sélection par la motivation  », l’effet d’annonce que pourrait provoquer la mise en place de cette alliance fac-prépa ne risque que de renforcer les difficultés déjà présentes dans l’UFR, et enfin, nous refusons d’entrer dans un processus d’accord fac-prépa alors que l’image de nos facs est appauvrie au profit des écoles préparatoires, un appauvrissement sans fondement, dû à une confusion des buts (université lieu des savoirs et non de compétition et professionnalisation / prépa lieu de professionnalisation courte et préparation aux grands concours).

Si nous souhaitons des étudiant-e-s investis plus que jamais dans leurs études, le travail se fait en amont de l’inscription à l’Université  ! Il ne revient pas aux facultés de rentrer dans la logique du ver qui les mine, mais d’augmenter la qualité de leurs enseignements, la diversité de leurs maquettes, l’information quant à leurs domaines de formation. La faculté de droit de l’UPJV fait partie des premiers choix des bacheliers pour près des 90/100 des interrogé-e-s, contrairement à l’idée polluante qui peut courir parfois, notre faculté est attractive, de plus en plus chaque année. Pourquoi tourner les yeux des étudiant-e-s vers les prépas dans ce cas  ? Cette question de financement (aide du ministère de l’Education nationale sous réserve de l’autorisation du rectorat, non encore donnée) ne nous paraît pas pertinente.

Ce partenariat, ayant pour objectif de permettre la préparation aux concours des grandes écoles privées, avec le financement de l’éducation, alors le caractère public de l’enseignement supérieur doit être défendu. Et celui-ci conduisant à une sévère augmentation du volume horaire de cours, pour celles et ceux qui le suivront.
Sur le fondement du refus de l’augmentation de ce volume horaire d’enseignements, qui était un point de notre candidature : SUD étudiant s’est positionné contre cette proposition.

La discussion sur l’évaluation des Licences générales a été reportée au prochain C.G. pour que les nouveaux/nouvelles élu-e-s puissent participer au débat en connaissance de cause (brochure d’information distribuée).

Les questions diverses ont permit de discuter du calendrier mis en place pour l’an prochain, aux fortes similitudes avec celui de l’an dernier, les examen du second semestre seraient fixés au retour des vacances d’avril, et les sessions de rattrapage fixée après la première session des semestre pairs.

Concernant les sessions d’examen de cette année, nous avons noté une différence de traitement dans l’évaluation des Licences et Master  : ces derniers pourraient se voir passer les écrits et les oraux en même temps, contrairement aux Licences. Nous demandons le pourquoi de cette différence  : des raisons d’organisation des enseignant-e-s, pour la remise plus rapide des notes à l’administration, pour faire face aux problèmes de salle… Cette question a permit de discuter des différences de traitement en général, à propos des examens, notamment des rattrapages (quelle note garder, quelle-s matière-s repasser  ?) qui posent problème aux étudiant-e-s.

Une harmonisation des modalités pour chaque grade d’études doit être prévue.

Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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