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Assemblée Générale Jeudi 24 mars 12h Amphi X

Bref récit de la journée du 15 mars 2011 à Paris 8 :

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(Ce n’est pas un compte-rendu, ce sont des éléments partiels et partiaux. On évite certains détails qui font sans doute le sel de ce genre d’épisodes, mais qui pourraient heurter les personnes)

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12h30-14h15 AG en Amphi X.

L’AG, convoquée pour 12h, peine à commencer. Les participants partagent l’impression initiale d’être peu nombreux (en réalité l’AG réunira 120 personnes vers 13h). Et un débat s’engage sur ce premier sujet.

On fait état de diverses pressions et menaces individuelles sur les personnels IATOS et enseignants. On évoque la décision plutôt confuse du CA d’entamer une procédure visant des textes du blog « Débattre à Paris 8 ». Divers avis sont échangés sur ce climat de menaces et l’on insiste sur la nécessité de réussir la journée pour ne pas donner raison aux intimidations.

On lit deux documents parvenus à la tribune, l’un qui est un mail de la VP du CS, remerciant les participants à la réunion confidentielle, sur invitations strictement personnelles, qui s’est tenue en Amphi Y le jeudi 3 mars (des ateliers seront organisés sur à peu près tous les éléments de la politique d’établissement dans ce cercle fermé) ; l’autre est une fiche de poste sur un emploi pour un contrat de 7 mois, parue sur le site de l’Université dans laquelle on peut lire qu’il s’agit, parmi d’autres tâches, « de modifier les structures d’enseignement si besoin est ».

Certain(e)s étudiant(e)s, essentiellement des intervenant(e)s de SUD, invitent les enseignants et personnels à une mobilisation plus large, dans une atmosphère plus « vivante ». Une journée de mobilisation pour le 24 mars, en relation à une mobilisation européenne le même jour sur la situation des universités, est proposée.

Divers avis sont échangés (non plus sur Apogée – sujet épuisé par les AG du 24 février et 2 mars) sur le fait que Paris 8 s’enfonce dans une crise totale de la représentation, sur le mal-être au travail (un questionnaire venant du personnel IATOS sur ce sujet est en circulation), sur les méthodes de management qui délégitiment complètement le caractère universitaire de la direction actuelle. On insiste en particulier (syndicat CGT) sur le fait que le Président pense pouvoir se passer d’une consultation en règle du CTP (Comité technique paritaire) avant de passer aux RCE (Responsabilités et compétences élargies). Ce procédé a été condamné le 10 février 2011 par le Tribunal administratif, donnant raison aux syndicat FERC Sup CGT et SNESup de l’université Paris 6, rendant les RCE illégales.

Vers 14h15, sans votes particuliers, l’AG approuve l’idée de faire du 24 mars une journée de mobilisation dans les composantes, avec AG centrale à 12h ce jour-là et débrayages dans les cours. La séance est levée, pour partir en manifestation vers la présidence.

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14h15-14h30

L’AG se transporte dans les couloirs du 2nd étage du bâtiment G et s’amasse dans le couloir devant un SAS (dit « SAS de Lunel », ou « SAS BNP »), gardé par des vigiles. Le « dircab » de la Présidence suivi d’un autre responsable de la direction, attestant n’avoir reçu aucune demande de rendez-vous, propose d’abord une réunion avec 3 personnes, qui est refusée. Quelques minutes après, moyennant divers échanges téléphoniques, le « dircab » propose une réunion « prochaine » avec l’intersyndicale du personnel, laquelle préluderait à une réunion publique sur Apogée après les vacances de printemps. Les manifestants refusent net, alléguant que cela fait 11 mois que cette demande de réunion publique est exigée, et qu’il n’y a plus lieu de la décaler encore.

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14h30-16h

Le groupe de manifestants s’installe dans les couloirs. On évoque diverses hypothèses sur la demande possible de réunion des 3 conseils, etc. Mais le groupe s’étiole sensiblement, les uns n’ayant pas encore mangé, les autres ayant diverses occupations prévues. Les fumeurs s’installent dans la volée d’escaliers qui jouxte la passerelle de la bibliothèque. On apporte eau, café, etc. Le groupe se réduit à 40 personnes environ vers 15h. Une fausse information, fait état vers 15h15 de la présence du Président au 3ème étage. Un groupe part le chercher, et tombe sur des portes fermées pour la plupart. Devant quelques portes entrouvertes on crie « nous cherchons un président ». Vers 15h30, le Président, venant de l’extérieur, se glisse rapidement par la seule porte qui donne accès à ses bureaux (et le salon d’attente), c’est-à-dire la porte qui est du côté du SAS, après celle des toilettes, dans le couloir en direction de la passerelle de la bibliothèque (tous les habitués des occupations connaissent bien cette porte). On frappe sur les murs et portes battantes du SAS aux cris de « Binczack, si tu savais, ton logiciel, où on s’le met, etc ... »

16h-17h10

Une réunion publique est proposée vers 16h par le « Dircab », à programmer avant les vacances, mais à une date non définie. Le « dircab » refuse d’en dire plus. Le groupe s’obstine dans les couloirs, rejoint par d’autres personnes, beaucoup d’enseignants revenus (70 personnes en tout à ce moment-là). On parle d’une interview du Président par l’AEF (une agence de presse spécialisée dans l’éducation) qui doit se dérouler au même moment. On attend qu’il sorte à 17h, requis par par l’attribution d’un doctorat honoris causa, dans l’Amphi X.

17h10-19h30

Le Président, assisté du « dircab » sur git du SAS, et s’engage au pas de course vers l’Amphi X, suivi par la manifestation (environ 60 personnes) aux cris de : « Libérez votre agenda ! ». Le VP du CEVU, glissé en tête de manifestation se trouve bloqué, et avec lui tout le groupe, par les vigiles qui ferment l’accès du complexe XY après que le Président et son « dircab » s’y soient engouffrés. Plusieurs personnes protestent du caractère public d’une soutenance de thèse. Dans une situation confuse, où les admis à la cérémonie ont du mal à prouver aux vigiles leur qualité, leurs raisons, leurs fonctions, etc, d’autres éléments cherchent des entrées non gardées ; un attroupement se constitue de manière durable devant le bâtiment, on tape contre les tôles sur le rythme de « ce n’est qu’un début, etc. ». Des groupes de discussion se forment, il fait beau, la température est agréable. Un enseignant de théâtre entre dans une discussion vive avec un enseignant de philosophie élu au CA, sur l’ « imposture et l’alibi de Vincennes », le vote « odieux » d’une plainte votée par le CA contre le blog « Débattre à Paris 8 » (voir plus haut 12h30-14h15), etc. Divers attroupements se forment. Vers 18h40, on apprend par des personnes ayant assisté à la cérémonie que le bruit fait à l’extérieur avait été attribué « à une manifestations d’étudiants » … Que le Président s’était félicité de ce que la « plus jeunes des filles de la Sorbonne » puisse attribuer l’honoris causa à Mme Elena Poniatowska, laquelle avait ensuite déclaré « être contente de devenir docteure honoris causa de la Sorbonne ... ». Vers 19h, les derniers enseignants quittent la manifestation. Restent une quinzaine de manifestant. Un étudiant réussi à pénétrer dans le buffet où ne restaient plus que quelques personnes avec le Président pour s’approprier quelques snacks. Vers 19h20 ou 19h30 des éléments de la direction se plaignent aux étudiants restés là de ce que leurs bonnes intentions soient mal comprises du personnel.

Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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