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Quelles idées pour quelles révolutions ?

Quelle stratégie pour les révolutions du 21e siècle ?

En janvier dernier, les tunisiens se révoltaient pour dégager le dictateur Ben ali et son régime. Ce dimanche, ils votaient pour élire une assemblée constituante, censée marquer la rupture avec l’ancien régime. Mais quelle rupture peut-il y avoir, quelle démocratie, si les mêmes institutions, les mêmes dirigeants de la dictature, et la même emprise de l’Etat français et des entreprises françaises, persistent toujours dans le pays ? La question se pose aussi en Egypte, suite au départ de Moubarak sous le feu de la révolte, où la junte militaire assurent la continuité du pouvoir. De même en Libye, la victoire du CNT est-elle plus une victoire des jeunes libyens qui se sont insurgés, ou une victoire de l’OTAN en Lybie et dans la région ?

Face à la crise, les mesures d’austérité que l’UE, le FMI, la banque mondiale, et le gouvernement grec appliquent en Grèce, rappellent celles des années 1930 en Europe. Tous les acquis sociaux des travailleurs grecs depuis 1974, sont en train d’être liquidés. Leurs conditions de vie se dégradent considérablement. C’est face à ces plans que les travailleurs grecs tentent de résister. Depuis le début de la crise, ils ont déjà fait trois grèves générales dont la dernière, celle de 48h mercredi et jeudi dernier, fût la plus forte, où de violent affrontements se sont produits ente les manifestants et les flics, faisant un mort et des dizaines de blessés.

Le 15 mai dernier commençait le mouvement des Indignès depuis l’Etat espagnol avec le mot d’ordre de "démocratie réelle maintenant". Ce mouvement s’est étendu aujourd’hui aux Etats-Unis (occupons Wall street), en Angleterre, en Italie, en Grèce. Il est celui d’une jeunesse précaire qui ne voit pas d’avenir. Si ce mouvement se heurte à la nature des régimes politiques et économiques, il reste encore flou quand à son objectif et sa stratégie. La "démocratie réelle" doit-elle passer par les institutions telles qu’elles existent aujourd’hui, ou bien s’obtient-elle par une voie plus radicale ? D’ailleurs, quelle définition donne-t-on de la démocratie réelle ?

Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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