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Viré pour avoir protesté. A qui le tour ?

VIRE POUR AVOIR PROTESTE…
A QUI LE TOUR ?

Notre collègue Vincent, secrétaire administratif du master de Sciences po, élu à la Commission consultative paritaire pour les agents non titulaires (CCPANT), est viré. Ou plutôt, son contrat n’est pas renouvelé, puisqu’il est contractuel.
Cela a été annoncé mardi 9 octobre, alors qu’on avait laissé entendre à Vincent qu’il allait continuer, et que son contrat finit... le 15.

POURQUOI ?

Officiellement, parce qu’un titulaire arrive sur son poste. Alors que la précarité gangrène l’université, difficile de le contester. Sauf que...

Sauf que ça se saurait si la précarité avait entièrement disparu à Paris 8 : avec un tiers de précaires sur l’université, il reste plein de postes contractuels où reclasser Vincent.

Sauf que Vincent fait partie des collègues qui depuis deux ans ont été plongés dans Apogée jusqu’au cou. Qu’il est devenu malgré lui un expert du logiciel et de ses problèmes. Et que, en connaissance de cause, il s’est permis de participer aux quelques actions revendiquant une amélioration de la situation.

Sauf que, bien que contractuel, Vincent a cru qu’il avait le droit de se préoccuper de l’avenir de l’université, et a fait partie de celles et ceux qui ont demandé un débat à propos du PRES.

Alors que tout le monde convient aujourd’hui que les problèmes d’Apogée sont considérables, épuisants, et toujours devant nous, la direction actuelle, dans les traces de Binczak, n’a toujours pas digéré que cela puisse être dit publiquement.

Il fallait donc sévir et faire un exemple. C’est tellement plus facile avec un contractuel !
Il suffit de ne pas le renouveler et de ne pas le reclasser !

C’est une décision bête et méchante. Bête, parce qu’à éliminer des collègues qui expriment publiquement qu’ils n’ont pas les moyens de bien faire leur travail, on n’arrivera qu’à mal faire notre travail. Méchante, parce que c’est de la répression patronale classique, qui ne sera efficace que si nous nous laissons faire.

Cela pose aussi plus généralement la question du sort réservé aux collègues contractuels qui ne pourront pas être titularisés ou CDIsés dans le cadre de la loi promulguée en mars dernier. Quelle est la position de la direction à ce propos ? En restant dans le flou, elle garde le pouvoir de se débarrasser arbitrairement de collègues qu’elle estime gênants, comme Vincent.

Nous exigeons donc que Vincent puisse rester à l’université, et nous demandons à être reçus en délégation par la présidente pour porter cette exigence et obtenir une réponse sur l’avenir des contractuels dans l’université.

La dyonisoise, Ferc-Sup CGT, Sgen CFDT, Snasub FSU

Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes

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