À Assas un mot d'ordre : repression, repression, repression, repre... !

Ce matin alors que les étudiant.e.s reconduisaient le blocage du Centre Assas, plusieurs militants d’extrême droite, armés de barres de fer, les ont violemment agressés sous les yeux des policiers stoîques. Ces agressions sont signées du groupe néo-nazi des Waffen Assas. Ces derniers avaient déjà agressé et tabassé des étudiant.e.s mobilisé.e.s pendant la réforme des retraites (ENS, Assas, Sorbonne)
Plus tard, vers 7h30 du matin, les CRS ont très rapidement chargé et gazé les étudiant.e.s, parfois à bout portant. Les étudiant.e.s étaient plus d’une centaines à manifester pacifiquement devant l’université. A la suite de ces charges brutales deux blessés légers se sont retrouvés aux urgences.
Dans la foulée des interventions policières, les étudiant.e.s qui se dirigaient vers l’Institut Catholique de Paris se sont également retrouvés nassé.e.s et fouillé.e.s par les forces de l’ordre.
Une coordination opérée entre la présidence de l’université et la préfecture pour faire taire les revendications pour de meilleures conditions d’enseignement.
La répression fasciste et policière de ce matin n’est qu’une illustration de la répression généralisée organisée depuis le début du mouvement lycéen et étudiant sur tout le territoire par l’État.
Rappelons qu’hier et aujourd’hui, Assas a été bloquée pour la première fois du mouvement, alors même qu'elle est une université historiquement conservatrice et un foyer de nombreux militants et groupes d’extrême droite.
De la même manière, tout le quartier latin s’est également retrouvé à l’arrêt grâce à la détermination de toute une jeunesse. Les barricades de ces derniers jours ont été le fruit d’une solidarité puissante entre lycéen.ne.s et étudiant.e.s.
Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité des mobilisations contre MonMaster, contre la réforme des retraites, contre la hausse des frais pour les étudiants extra-communautaires et en soutien au peuple palestinien. Plus que jamais, les étudiant.e.s d’Assas ne seront plus les complices de l’ordre bourgeois.
Nous apportons notre soutien à tou.te.s les étudiant.e.s mobilisé.e.s ce matin et à toutes les mobilisations réprimées sur l’ensemble du territoire !