18 octobre 2026
MobilisationCommuniquésRépression

ON CONDAMNERA QUE DALLE !

LA SEULE VIOLENCE VIENT DE L’ÉTAT
ON CONDAMNERA QUE DALLE !

Le gouvernement voudrait que l'on condamne nos camarades manifestants.. nous n'en ferons rien !

Depuis les premières journées de mobilisation lycéenne en banlieue parisienne ainsi que dans les "outre-mer" où la gestion coloniale a fait ses essais: éborgné-es, matraqué-es, machoîres brisé-es, mais aussi des morts, comme a Paris hier, notre classe sociale ne compte plus les morts et blessés de la répression étatique, de l'impérialisme, du capitalisme, et du colonialisme Français.

Mais la violence de l’État ce n'est pas seulement la violence physique

C'est aussi le sous financement des services publics et de l'entretien des logements dans les quartiers populaires, les classes surchargées, les profs absents et jamais remplacés, les CROUS et salles de classe qui s'effritent, les rats et cafards dans les couloirs, les queues interminables aux Restaurants Universitaires, la cantine trop chère, la casse des APL, les frais d'isncriptions différenciés.

Il faut rappeler qu'aujourd'hui un-e étudiant-e sur 10 est sans domicile et la réponse du gouvernement est de menacer les aides aux logements pour les étudiant-es !

Ces casses budgétaires elles visent encore et toujours les mêmes : notre classe sociale.

Une vaste majorité de la classe politique tend à se désolidariser des casseur-euses.

Ce sont des lâches contre-révolutionnaires bien à l'aise dans leurs sièges de l'Assemblée, ou de conseils municipaux qui ne vivent pas cette violence étatique ! Ou bien des bourgeois bien loin des quartiers populaires.

La meilleure façon de lutter c'est encore la nôtre, c'est d'arracher des pavés et de les balancer, et recommencer !

Les casses sont réfléchies et faites sur des emblèmes du capitalisme: supermarché, banque, enseigne internationale.

Les grands patrons ne pleureront pas pour quelques vitrines ! Pendant qu'ils se goinfrent avec le fruit de notre travail, nous on vient enfin acheminer le "ruissellement" en venant se servir directement à la source, et en redistribuant le fruit du travail de notre classe directement aux nôtres !

La violence n'est qu'une réponse légitime à la violence systémique d'un État raciste, colonialiste, classiste, et adultiste.

Les casses matérielles vont coûter à l'État et aux collectivités un moindre coût par rapport à la valeur de nos vies traumatisées, gâchées par l'inaction et la répression de l'État. Les " casseurs" ne décrédibilisent pas un mouvement, ils font peur à l'État en lui faisant sortir son porte monnaie.

Comme la grève, la casse du matériel est un moyen d'action légitime qui installe un rapport de force là où les manifestant.e.s n'ont pas le salaire pour menacer l'ordre. Et c'est un moyen d'action qui s'est révélé efficace durant la mobilisation contre le Contrat Première Embauche en 2006 ou durant la mobilisation de 1990 !

Certain-nes cherchent aussi à se dissocier de la casse mais nous n'avons pas besoin de répondre à l'injonction bourgeoise et de condamner la casse !

Le seul ennemi de nos luttes C’EST L’ÉTAT, pas nos camarades !

Solidaires Etudiant-e-s demande la libération inconditionelle et l'abandon de toutes les poursuite pour tout-es les camarades lycéen-nes, étudiant-es, travailleur-euses interpellés, et a terme le renversement du système capitaliste !